Lot 13
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Pendule à fronton en bronze patiné et doré de la fin de l'époque Louis XVI, vers 1790, attribuée à François Rémond (1747-1812) d'après Louis-Simon Boizot

Estimate
50,000 - 80,000 EUR
Sold
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Description

  • Haut. 80 cm, larg. 49,5 cm, prof. 21 cm
  • Height 31 1/2 in; width 19 1/2 in; depth 8 1/4 in
le cadran signé MANIERE A PARIS ; les figures d’après Boizot soutenant un fronton de temple grec, la base en marbre rouge griotte à frise de bronze doré à motifs de griffons, rinceaux feuillagés et amours ; (cadran restauré et balancier rapporté)

Catalogue Note

Charles-Guillaume Hautemanière dit Manière, horloger reçu maître en 1778

C'est à partir de 1790 que François Rémond élabora ce modèle de pendule, à la suite des girandoles à grande figure qu'il avait conçu pour le duc de Penthièvre en 1785, puis pour la princesse Kinsky notamment (cf. C. Baulez, "Le luminaire de la princesse Kinsky" in L'Estampille/L'Objet d'art n° 247, mai, 1991, pp. 88-91, fig. 3). 
Les belles figures de femme modelées par Louis-Simon Boizot (1743-1809) font ici office de caryatides, la tête couverte d'une draperie et supportant un fronton de temple antique.
A l'instar des autres créations de Rémond, le modèle fut commercialisé par le marchand-mercier Daguerre et muni de mouvements par l'horloger Manière, devenu le principal fournisseur de Daguerre depuis la mort de Sotiau en 1791. Le marchand en livra un exemplaire au prince de Salm, tandis qu'un autre figurait dans les collections du duc de Choiseul-Praslin.

Plusieurs exemplaires sont parvenus jusqu'à nous. Celui de l'ancienne collection Jean Feray est illustré dans l'article de Christian Baulez (fig. 1). Un autre, autrefois dans la collection Lelong, appartint au baron Alexis de Redé (fig. 2 ; vente Sotheby's à Monaco, le 25 mai 1975, lot 250).
Une pendule identique de l'ancienne collection Charles de Pauw fut vendue chez Sotheby's à Monaco, le 22 juin 1986, lot 619, puis chez Christie's à Monaco, le 20 juin 1994, lot 204 (fig. 3).
Ces trois modèles, ainsi que le nôtre, sont extrêmement proches, comprenant à chaque fois un socle en marbre rouge griotte à frise d'arabesques et griffons reposant sur des pieds toupie. Seuls les distinguent quelques infimes détails dans le dessin du balancier, des aiguilles ou la graphie du nom de Manière.

Un exemplaire avec le socle entièrement en bronze doré, probablement plus tardif, est illustré dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la Pendule française, Paris, 1997, p. 331, fig. E. Enfin, deux autres sont conservés, l'un chez le duc de Wellington à Stratfield Saye, l'autre au Palazzo Durazzo Pallavicini à Gênes.

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