Lot 11
  • 11

Paire de candélabres Mars et Minerve en bronze patiné et doré d’époque Empire, attribuée à Claude et Gérard-Jean Galle

Estimate
40,000 - 60,000 EUR
Sold
68,750 EUR
bidding is closed

Description

  • bronze
  • Haut. 106 cm, larg. 32 cm
  • Height 41 3/4 in; width 12 2/3 in
chaque divinité retenant un faisceau de lances d'où s'échappent six bras de lumière en enroulement, reposant sur un socle octogonal orné d'un Amour portant un bouclier ou une massue, d'enseignes et étendards de l'armée romaine 

Literature

M. Shapiro, "Monsieur Galle, Bronzier et Doreur" in The J. Paul Getty Museum Journal, vol. 6/7 (1978/1979), pp. 57-74

Catalogue Note

Déjà très actif sous l'Ancien Régime, puis fournisseur du Garde-meuble impérial, le bronzier Claude Galle (1759-1815) confia vers 1813 la direction de l'atelier familial à son fils Gérard-Jean (1788-1846). Cet imposant modèle inspiré de l'Antiquité romaine leur est attribué (cf. H. Ottomeyer, P. Proschel et al., Vergoldete Bronzen, Munich, 1986, p. 396, fig. 5.18.8). Le château de Stockhom et le palais de Pavlovsk conservent chacun une paire très similaire, mais légèrement plus tardives que la nôtre, entièrement en bronze doré, comprenant huit bras de lumière et reposant sur un socle quadrangulaire (cf. E. Ducamp et al., Pavlovsk, Les Collections, Paris, 1993, p. 191, fig. 37 et 39). Un modèle identique à nos candélabres se trouvait sur le marché de l'art parisien en 2008.
Une production aussi ambitieuse n'assura toutefois pas la fortune de l'atelier Galle : les bouleversements politiques de 1815 limitèrent le nombre d'amateurs fortunés susceptibles d'acquérir de tels objets et Gérard-Jean, malgré une médaille d'argent remportée en 1819 lors de l'Exposition des Produits de L'Industrie Française, n'obtint que tardivement le titre de fournisseur de la Couronne. Son atelier ne survécut pas longtemps à la révolution de Juillet et il mourrut dans la misère en 1846.
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