- 202
Proust, Marcel
Estimate
8,000 - 12,000 EUR
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Description
- Proust, Marcel
- Lettre autographe signée à Georges de Lauris. [Peu après le 11 août 1913].
- ink on paper
6 p. in-12 (172 x 110 mm), sur 2 feuillets et un bifeuillet. Signé "Marcel".
Jaloux d'Agostinelli, Proust fuit Cabourg.
Le 4 août 1913, alors qu’il était à Cabourg avec Agostinelli, Proust interrompit brusquement son séjour pour revenir à Paris afin d’y rejoindre, dit-il mystérieusement, "une personne que je vois rarement à Paris" et dont, à Cabourg, il s’est "senti loin, anxieux." Agostinelli l’a vu "si triste" qu’il lui a conseillé de "couper court à [s]es hésitations en allant prendre le train à Trouville sans rentrer à l’hôtel". Cette fuite précipitée de Cabourg, "sans bagages, sans chemise pour me coucher, sans avoir payé ma note d’hôtel, sans avoir dit à l’hôtel que je partais", s’apparente à celle qui poussera le Narrateur, dans La Prisonnière, à quitter Balbec avec Albertine lorsqu’il apprend qu’elle connaît Mlle Vinteuil et son amie. Cette lettre est abondamment citée par J.-Y. Tadié (p. 697-699) quand il analyse cet épisode dramatique de l’été 1913 qui, avec la fuite du couple Agostinelli en décembre 1913, modifiera profondément le roman dont le début était alors en cours de publication.
Proust corrige Du côté de chez Swann. Ses tourments sentimentaux l’ont affaibli terriblement, à tel point qu’il ne parvient plus à travailler et qu’il corrige "tant bien que mal les épreuves d’un premier volume qui n’a ni queue ni tête, mais qui sauf cette subdivision ridicule me semble bien et vivant". Ces épreuves sont celles de Du côté de chez Swann, qui paraîtra chez Grasset en novembre. Ce volume ressemble à une nouvelle des Plaisirs et les Jours, "Fin de la Jalousie", "mais en cent fois moins mal et plus approfondi".
Provenance : acquis auprès de la Librairie Georges Andrieux (pochette jointe).
Références : Kolb, XII, n° 113.
[On joint :]
Enveloppe autographe à Georges de Lauris, cachet du 11 juillet 1913, devant correspondre à la lettre du [jeudi 10 juillet]. Voir Kolb (XII, n° 102), qui mentionne notre enveloppe dans sa note 1.
Jaloux d'Agostinelli, Proust fuit Cabourg.
Le 4 août 1913, alors qu’il était à Cabourg avec Agostinelli, Proust interrompit brusquement son séjour pour revenir à Paris afin d’y rejoindre, dit-il mystérieusement, "une personne que je vois rarement à Paris" et dont, à Cabourg, il s’est "senti loin, anxieux." Agostinelli l’a vu "si triste" qu’il lui a conseillé de "couper court à [s]es hésitations en allant prendre le train à Trouville sans rentrer à l’hôtel". Cette fuite précipitée de Cabourg, "sans bagages, sans chemise pour me coucher, sans avoir payé ma note d’hôtel, sans avoir dit à l’hôtel que je partais", s’apparente à celle qui poussera le Narrateur, dans La Prisonnière, à quitter Balbec avec Albertine lorsqu’il apprend qu’elle connaît Mlle Vinteuil et son amie. Cette lettre est abondamment citée par J.-Y. Tadié (p. 697-699) quand il analyse cet épisode dramatique de l’été 1913 qui, avec la fuite du couple Agostinelli en décembre 1913, modifiera profondément le roman dont le début était alors en cours de publication.
Proust corrige Du côté de chez Swann. Ses tourments sentimentaux l’ont affaibli terriblement, à tel point qu’il ne parvient plus à travailler et qu’il corrige "tant bien que mal les épreuves d’un premier volume qui n’a ni queue ni tête, mais qui sauf cette subdivision ridicule me semble bien et vivant". Ces épreuves sont celles de Du côté de chez Swann, qui paraîtra chez Grasset en novembre. Ce volume ressemble à une nouvelle des Plaisirs et les Jours, "Fin de la Jalousie", "mais en cent fois moins mal et plus approfondi".
Provenance : acquis auprès de la Librairie Georges Andrieux (pochette jointe).
Références : Kolb, XII, n° 113.
[On joint :]
Enveloppe autographe à Georges de Lauris, cachet du 11 juillet 1913, devant correspondre à la lettre du [jeudi 10 juillet]. Voir Kolb (XII, n° 102), qui mentionne notre enveloppe dans sa note 1.