- 191
Proust, Marcel
Estimate
3,000 - 4,000 EUR
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Description
- Proust, Marcel
- Lettre autographe signée à Robert de Billy. [Début octobre (?) 1907].
- ink on paper
1 p. in-12 (175 x 114 mm) en 2 bifeuillets. Papier vergé filigrané "Au Pr[intemps] P[aris] Nouveau Pa[pier Français]". Signé "Proust".
Le retour de Cabourg avec Alfred Agostinelli.
"Vous ai-je dit que je suis revenu à Paris et retombé malade, qu’à Cabourg j’étais au milieu de gens indicibles mais assez près en auto des gentils Guiche, des charmants Straus, des agréables Eyragues. Et surtout de belles églises que mon mécanicien la nuit éclairait avec le phare de l’auto.
Tendrement à vous, Marcel".
C’est probablement Alfred Agostinelli (1888-1914) que Proust évoque dans cette lettre. Rencontré en août 1907 à Cabourg, Agostinelli, chauffeur de taxi, emmène Proust visiter la Normandie en 1907 et 1908 ; plus tard, il deviendra son secrétaire, et sera le principal modèle d’Albertine.
Cette promenade en automobile est évoquée dans "Impressions de route en automobile", un article publié dans Le Figaro la même année, puis repris dans "En mémoire des églises assassinées" des Pastiches et Mélanges : "C’était mon mécanicien, l’ingénieux Agostinelli, qui […] dirigeait successivement sur toutes les partie du porche, à mesure que je voulais les voir, les feux du phare de son automobile" (Les Plaisirs et les Jours, p. 66).
La lettre évoque aussi un service -- un de plus ! -- que Proust venait de demander à Robert de Billy (Kolb, VII, n° 155) pour la fille de vieux serviteurs.
Références : Kolb, VII, n° 156.
Le retour de Cabourg avec Alfred Agostinelli.
"Vous ai-je dit que je suis revenu à Paris et retombé malade, qu’à Cabourg j’étais au milieu de gens indicibles mais assez près en auto des gentils Guiche, des charmants Straus, des agréables Eyragues. Et surtout de belles églises que mon mécanicien la nuit éclairait avec le phare de l’auto.
Tendrement à vous, Marcel".
C’est probablement Alfred Agostinelli (1888-1914) que Proust évoque dans cette lettre. Rencontré en août 1907 à Cabourg, Agostinelli, chauffeur de taxi, emmène Proust visiter la Normandie en 1907 et 1908 ; plus tard, il deviendra son secrétaire, et sera le principal modèle d’Albertine.
Cette promenade en automobile est évoquée dans "Impressions de route en automobile", un article publié dans Le Figaro la même année, puis repris dans "En mémoire des églises assassinées" des Pastiches et Mélanges : "C’était mon mécanicien, l’ingénieux Agostinelli, qui […] dirigeait successivement sur toutes les partie du porche, à mesure que je voulais les voir, les feux du phare de son automobile" (Les Plaisirs et les Jours, p. 66).
La lettre évoque aussi un service -- un de plus ! -- que Proust venait de demander à Robert de Billy (Kolb, VII, n° 155) pour la fille de vieux serviteurs.
Références : Kolb, VII, n° 156.