Lot 158
  • 158

Franz Kaiserman

Estimate
30,000 - 50,000 EUR
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Description

  • Franz Kaiserman
  • Rome, vue de l'Arc de ConstantinRome, vue du temple d'Antonin et Faustine
  • L'un signé, localisé et daté en bas à droite Keiserman fct. Roma / 1791, l'autre signé en bas à droite Keiserman f.
  • Aquarelle et plume, une paire

Provenance

Collection Baron Octave le Vavasseur de Précourt, deuxième moitié du XIXe siècle, Normandie ;
Restées depuis dans la descendance

Catalogue Note

Invité à Rome en 1789 par l’artiste également suisse, Abraham Louis Rodolphe Ducros (1748-1810), Franz Kaisermann commença sa carrière romaine comme simple collaborateur de ce dernier. Le succès grandissant de notre artiste le poussa cependant à ouvrir son propre atelier en 1792 et à s’installer définitivement à Rome en 1798 après quelques passages par Naples et la Sicile. Sa rubrique nécrologique nous apprenait l’emplacement de son atelier, en plein cœur de Rome, sur la  Piazza di Spagna (Allgemeine Zeitung München: 1833, 10 – 12, n°277) d’où sortirent des vues des principaux monuments romains, qui toutes, possédaient ces mêmes traits fins et ces compositions paisibles, caractéristiques de l’artiste.
Une vue proche de la nôtre et représentant également l’arc de Constantin passa d'ailleurs en vente à New York il y a plus de dix ans lors d’une marquante session consacrée à l’Art sous la Révolution (Sotheby’s New York, Revolution in Art, 24 janvier 2002, n°119).
Signées de la main de l’artiste, qui pouvait tantôt inscrire «Keiserman» ou «Kaiserman», nos deux vues romaines portent bien en elles cet héritage révolutionnaire du goût des ruines, du goût d’un passé à jamais évanoui avec la société de l’Ancien Régime. Ce penchant mélancolique initié en France par Hubert Robert, le Robert des Ruines comme il aimait à se faire appeler, sera comme on le sait, repris à foisons et sur près d’un siècle par les Romantiques, qui, au-delà de l’esthétique poétique des ruines disparues, y tireront l’illustration de leur spleen du siècle.