Lot 102
  • 102

Bureau plat en marqueterie et placage de bois de violette à monture de bronze doré d'époque Louis XV, vers 1740, estampillé PERIDIEZ

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed

Description

  • ki
  • Haut. 78,5 cm, larg. 178 cm, prof. 86 cm
  • Height 30 1/2 in; width 70 in; depth 33 3/4 in
la ceinture ornée d'un encadrement en marqueterie cubique, ouvrant par trois tiroirs, reposant sur des pieds cambrés ; le plateau en partie gainé de maroquin havane

Provenance

Vente à Paris, le 24 mars 1922, lot 97

Catalogue Note

Brice Péridiez, ébéniste reçu maître avant 1737

Deux éléments sont à mettre en valeur pour l’étude de ce bureau plat, l’un concerne son architecture et notamment la ligne de la ceinture prolongeant la face intérieure du pied, le second correspond au modèle de chute de bronze doré auquel l’ébéniste a eu recours.

La ligne générale de ce bureau montre au-delà de son équilibre, une certaine légèreté dans le galbe malgré un gabarit assez vigoureux, notamment dans le raccordement du pied à la ceinture. Cette impression est obtenue grâce à la réalisation d’un chanfrein, sorte de petit pan coupé qui tout en permettant une solution de continuité entre le mouvement du pied et la ceinture, allège considérablement la ligne du bureau. On retrouve cette technique chez l’ébéniste Jacques Dubois (1694-1763, reçu maître en 1742) notamment sur ses plus beaux exemplaires en laque, l’arête en chanfrein est alors rehaussée d’un large filet de vernis rouge, soulignant la ligne du meuble (voir vente Paris, étude Couturier-Nicolaÿ, le 28 mars 1990, lot 122).

Le type de chute composée d’une agrafe rocaille enfermant en partie supérieure une coquille surmontant un amati terminé par une feuille de refend se retrouve sur un grand bureau plat (179 cm) estampillé de Jacques Dubois (vente Sotheby’s Londres, le 10 décembre 1993, lot 157).

Bien qu’estampillé de Péridiez, la conception de ce bureau revient très probablement à Jacques Dubois, Péridiez devant sans doute être considéré comme le metteur en œuvre travaillant sous la direction d’un ébéniste plus chevronné. Ce type de collaboration est assez classique dans le marché du meuble au XVIIIe siècle. On connaît un bureau plat, lequel, outre l’estampille de Péridiez porte également l’estampille de deux autres marchands-ébénistes, Laurent Rochette et Jean-Baptiste Tuart (vente Londres, Christie’s, le 20 juin 2000, lot 75). Cette situation s’explique par l’obligation d’estampiller faite aux ébénistes, y compris en cas de revente du meuble. Dans ce cas précis, il est probable que la réalisation du meuble par Péridiez ait été supervisée par Jean-Baptiste Tuart, puis le bureau revendu ensuite par Rochette.