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A gilt-bronze chandelier, Louis XVI
Estimate
120,000 - 180,000 EUR
Bidding Closed
Description
- bronze doré gilt bronze
- Haut. 120 cm., diam.56 cm. ; Heigh 47¼in., diameter 22in.
the glass lantern with fluted pilasters and fruiting foliate garlands, surmounted by vases, feathers and scrolled foliate branches, enclosing a central stem issuing four foliate scrolled candlearms (the candlearms later, fitted for electricity)
Provenance
Collection Joseph de Riquet de Caraman, dix-septième prince de Chimay (1808-1886)
Vente du prince de Caraman-Chimay en son hôtel du 17 quai Malaquais, Paris, les 23 et 24 avril 1885, lot 44
Vente de la collection du duc de Talleyrand, le 28 mai 1899, lot 195
Vente du prince de Caraman-Chimay en son hôtel du 17 quai Malaquais, Paris, les 23 et 24 avril 1885, lot 44
Vente de la collection du duc de Talleyrand, le 28 mai 1899, lot 195
Catalogue Note
La lanterne présentée est exceptionnelle par sa taille et sa qualité d'exécution. Rares sont celles ayant survécu à la Révolution française. Notons cependant quelques remarquables créations telle que celle livrée par Daguerre pour le cabinet intérieur de Louis XVI à Compiègne aujourd'hui conservée à l'hôtel de Matignon (ill. dans P. Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, 1987, p. 319, fig. 353). Notre exemplaire a très certainement une provenance royale ou princière et pourrait se rapprocher de celle qui ornait le palais du Luxembourg, résidence du comte d'Artois, sous l'Ancien Régime ainsi décrite dans l’inventaire révolutionnaire « Une grande et riche lanterne de bronze ciselé et doré or moulu de forme ronde (…) les quatre montants à cannelures et branches tournantes (…) le tout assemblé avec le chapiteau et corniche à postes et feuilles surmonté du couronnement à quatre consoles en S ornés en haut de guirlandes de roses et par le bas de culots d’ornements » (O/2/470, Luxembourg, Effets propres à l’exportation et aux échanges avec l’étranger provenant du mobilier de Monsieur, n°13). La lanterne du comte d'Artois possédait cependant des dimensions plus importantes malgré un décor presque similaire.
La lanterne a fait partie de la collection des princes de Chimay et plus particulièrement de celle de Joseph de Riquet de Carman, 17e prince de Chimay (1808-1886). Héritier d'une importante famille belge, diplomate et entrepreneur, il résida régulièrement à Paris dans l'hôtel de la Pagerie construit quai Malaquais par François Mansart qu'il acheta en 1852 (actuelle Ecole nationale supérieure des beaux-arts) ainsi que dans le château familial de Chimay restauré par l'architecte du Louvre Hector-Martin Lefuel. Sa collection est en partie vendue les 23 et 24 avril 1885, et on y retrouve notre lanterne (lot 44). Elle y est très probablement acquise par Louis de Talleyrand-Périgord, duc de Valançay (1811-1898) puisqu'on la retrouve dans une de ses ventes après-décès (vente le 28 mai 1899, lot 195). Petit-neveu du célèbre ministre et ambassadeur Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Napoléon-Louis épouse en première noce la fille du duc de Montmorency, puis suite à son décès en 1858 Pauline de Castellane.
La lanterne a fait partie de la collection des princes de Chimay et plus particulièrement de celle de Joseph de Riquet de Carman, 17e prince de Chimay (1808-1886). Héritier d'une importante famille belge, diplomate et entrepreneur, il résida régulièrement à Paris dans l'hôtel de la Pagerie construit quai Malaquais par François Mansart qu'il acheta en 1852 (actuelle Ecole nationale supérieure des beaux-arts) ainsi que dans le château familial de Chimay restauré par l'architecte du Louvre Hector-Martin Lefuel. Sa collection est en partie vendue les 23 et 24 avril 1885, et on y retrouve notre lanterne (lot 44). Elle y est très probablement acquise par Louis de Talleyrand-Périgord, duc de Valançay (1811-1898) puisqu'on la retrouve dans une de ses ventes après-décès (vente le 28 mai 1899, lot 195). Petit-neveu du célèbre ministre et ambassadeur Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, Napoléon-Louis épouse en première noce la fille du duc de Montmorency, puis suite à son décès en 1858 Pauline de Castellane.