Lot 80
  • 80

Du Sable, Guillaume

Estimate
5,000 - 7,000 EUR
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Description

  • La Muse chasseresse, dedié a la Royne Mere Regente. Par Guillaume du Sable, l’un des plus anciens gentil-homme de la venerie du Roy. A Paris, Au fraiz & despens de l’Autheur, 1611 [in-fine : « Achevé d’imprimer, ce 28. De Mars, 1611. »].
  • ink on paper and leather
Petit in-12 (134 x 78 mm) de 6 ff.n.ch., 60 ff. et pp. 61 à 227. Veau glacé moutarde, dos à nerfs rehaussés d’un filet, compartiments ornés de fleurons d’angle, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, trois filets en encadrement sur les plats, dentelle intérieure, deux filets sur les coupes, tranches dorées (Petit Succ.r de Simier).
Exemplaire court en tête, tout particulièrement au cahier H ; taches et rousseurs éparses ; dos un peu passé.


Édition originale, rarissime.



Ce recueil contenant des poésies cynégétiques, des compositions satiriques et d’autres pièces de circonstance fut imprimé à petit nombre aux frais de l’auteur, qui le distribua à ses amis. Le privilège est daté du 26 mai 1608.



On ne sait quasiment rien de Guillaume du Sable. D’après des recherches récentes, il serait originaire du Valois, et Colletet affirme qu’il serait mort en 1615 à l’âge de 80 ans. Dans son épître à Marie de Médicis, on apprend qu’il aurait servi comme « gentilhomme de la vénerie du Roi » sous sept monarques (depuis François Ier).



Si l’on a pu parfois émettre des réserves sur la qualité poétique de ses poèmes, leur intérêt historique – il y a des pièces sur la Ligue, des vers dédiés à Ronsard – et leur qualité cynégétique ne sont plus à prouver.



Pour Thiébaud, qui qualifie La Muse chasseresse d’ « ouvrage des plus rares », il fallait remonter jusqu’à la vente Pichon de 1869 pour en trouver un exemplaire « ayant subi le feu des enchères ». Le bibliographe citait ensuite les autres exemplaires connus : Huzard (passé depuis chez Jeanson), Veinant et Bouchard-Huzard, soit cinq en tout avec celui-ci, qui avait échappé à son recensement.



Plaisant exemplaire, bien relié par Petit.



Références : Thiébaud, 324. – Souhart, 161-162. – Pas dans Schwerdt. – Jeanson, cat. 1987, n° 204. – Viollet-le-Duc, 1615. – Lachèvre, p. 206.