Lot 259
  • 259

Traité de la chasse forcée

Estimate
8,000 - 12,000 EUR
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Description

  • Ouvrage traduit de l’Allemand avec de Remarques tirées de la Venerie Royale de Mr. De Salnove, & d’autres bons Auteurs à l’usage de la Serenissime Cour de Brandebourg-Coulmbac. A Coulmbac, De l’imprimerie de Jean Albert Spindler, 1752.
  • ink on paper and leather
In-8 (158 x 92 mm) de 202 pp. et un f.n.ch. (errata). Basane fauve marbrée, dos à nerfs orné, dentelle intérieure, roulette sur les coupes, tranches rouges (reliure pastiche signée F. Michon).
Une garde en partie déreliée.


Petit livre d’une grande rareté.



Il manquait aux grandes collections cynégétiques (Huzard, Schwerdt, Jeanson, etc.). Thiébaud, qui en souligne la rareté, en cite trois exemplaires, tous en reliure tardive : collection Bartel (relié par Trautz), Bulletin des Chasseurs bibliophiles (reliure de Gruel) et celui-ci (« collection du comte Du Verne »).



L’édition originale du texte allemand, rarissime, a été publiée sous le titre de Die Par-Force Jagd der Haasen [La Chasse forcée du lièvre], S.l. [Kulmbach], en 1751.



Dans l’Avis, le traducteur annonce qu’il a enrichi et complété l’ouvrage originel de quelques « Remarques tirées des meilleurs Pièces qui aient paru en ce genre [...] Ainsi, ajoute-t-il, tout ce qui concerne la Chasse forcée du Cerf ne doit pas être regardé comme faisant partie de la Traduction ; On n’a fait cette petite Addition que pour la satisfaction de ceux qui sont Amateurs de l’une & de l’autre Chasse ».



Le titre est orné d’une ravissante vignette gravée sur cuivre signée Kóppel représentant une chasse à courre. Des vignettes gravées sur bois et insérées dans le texte, quelques-unes répétées, complètent l’ornementation.



Köppel est l’un des principaux graveurs de l’édition de la Vénerie de Du Fouilloux imprimée en 1754 (voir n°76): la vignette de cette Chasse forcée présente d’ailleurs de grandes ressemblances avec celle qui orne le titre de la Vénerie de Bayreuth.



Cet ouvrage, tiré sans doute à très petit nombre, a dû être publié pour l’usage privé de Frédéric III de Brandebourg-Bayreuth (1711-1763), des membres de sa cour et de leurs invités. Frédéric III était, depuis 1735, margrave de la principauté réunissant les terres de Brandebourg-Kulmbach et Brandebourg-Bayreuth. La branche Brandebourg-Bayreuth des Hohenzollern s’éteindra en 1769 avec la mort de Frédéric-Christian, qui avait succédé à son neveu Frédéric III.



Références : Thiébaud, 905. – Souhart, 689. – Jeanson, cat. 2003, n° 158 (reliure de Trautz-Bauzonnet).