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JACQUES FERRANDEZ (NÉ EN 1955) AU SOLEIL D'ALGER, 1850
Estimate
2,500 - 3,000 EUR
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Description
- JACQUES FERRANDEZ
- Aquarelle sur papier
- 63 x 52 cm
Illustration – 2015
Catalogue Note
Au Soleil d’Alger, deux vues différentes du même lieu. Entre les deux, cent ans sont passés.
Ferrandez imagine ces quais en 1850 pour Les Carnets d’Orient, son oeuvre maîtresse. Puis, il modifie l’angle pour nous les présenter en 1950 dans sa magistrale version de L’Étranger de Camus. Les dessins de Jacques Ferrandez sont toujours baignés de lumière. Le soleil d’Algérie, le pays où est né l’auteur, c’est un mélange d’or en fusion et de blanc aveuglant. Les compositions sont, quant à elles, d’un savant équilibre. Comme les peintres - dont les orientalistes qu’il a étudiés de près -, Ferrandez sait où placer les bords du cadre pour créer des lignes de tension et des points d’équilibre guidant le regard vers l’essentiel. Comme un clin d’oeil irréel, les trois enfants à gauche de l’image sont présents sur les deux dessins. Ils sont vêtus de la même manière, disposés au même endroit du cadre et dans la même posture. Pour un peu, on croirait qu’ils n’ont pas bougé en un siècle. Pourtant, la vue étant prise en sens inverse, ils ont forcément dû changer de place pour être présents de la même manière dans la composition du peintre. Les deux pièces forment un ensemble exceptionnel.
Ferrandez imagine ces quais en 1850 pour Les Carnets d’Orient, son oeuvre maîtresse. Puis, il modifie l’angle pour nous les présenter en 1950 dans sa magistrale version de L’Étranger de Camus. Les dessins de Jacques Ferrandez sont toujours baignés de lumière. Le soleil d’Algérie, le pays où est né l’auteur, c’est un mélange d’or en fusion et de blanc aveuglant. Les compositions sont, quant à elles, d’un savant équilibre. Comme les peintres - dont les orientalistes qu’il a étudiés de près -, Ferrandez sait où placer les bords du cadre pour créer des lignes de tension et des points d’équilibre guidant le regard vers l’essentiel. Comme un clin d’oeil irréel, les trois enfants à gauche de l’image sont présents sur les deux dessins. Ils sont vêtus de la même manière, disposés au même endroit du cadre et dans la même posture. Pour un peu, on croirait qu’ils n’ont pas bougé en un siècle. Pourtant, la vue étant prise en sens inverse, ils ont forcément dû changer de place pour être présents de la même manière dans la composition du peintre. Les deux pièces forment un ensemble exceptionnel.