Lot 50
  • 50

Sigisbert-François Michel, 1728 - 1811 L'Espérance qui nourrit l'Amour ; La Folie qui amuse l'Amour, vers 1774, sur des socles attribués à André-Charles Boulle

Estimate
70,000 - 100,000 EUR
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Description

  • Sigisbert-François Michel
  • L'Espérance qui nourrit l'Amour ; La Folie qui amuse l'Amour, vers 1774, sur des socles attribués à André-Charles Boulle
  • le second signé SIGISBERT
  • paire de groupes en terre cuite ; sur des socles en marqueterie de cuivre sur fond d'écaille brune et bronze doré du début du XVIIIe siècle, attribués à André-Charles Boulle
  • Haut. (totale) 28 cm, haut (terre cuite) 22,5 cm; height (overall) 11 in., height (terracotta) 8 4/5 in.

Provenance

Ancienne collection de Charles-François-René Mesnard de Clesle, dit chevalier de Clesle; sa vente à Paris, le 4 décembre 1786, lot 153 (vendue 400 livres).

Exhibited

Exposition de l'Académie de Saint-Luc, Paris, 1774 (pour la première).

Literature

BIBLIOGRAPHIE:
S. Lami, Dictionnaire des Sculpteurs de l'école française au dix-huitième siècle, Paris, t. II, 1910 (rééd. 1970), pp. 138-141.

Condition

The terracottas finely modelled and in good condition overall with some minor surface dirt in the crevices consistent with age and handling. La Folie qui amuse l'Amour: Cupid's proper lower left arm as well as the handle of the rattle appear to have been reattached and slightly restored. Vénus et l'Amour: Cupid's proper left wing appears to have been reattached. A few fine hairline fissures to top of the Boulle bases, and some minor oxydation to the giltbronze mounts. The terra cotta figures are mentionned in the collection of Cavalier de Clesle in 1786 mounted on circular Boulle bases (see catalogue text).
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Catalogue Note

Neveu de Lambert-Sigisbert et Nicolas-Sébastien Adam, célèbre dynastie de sculpteurs originaire de Nancy, Sigisbert-François n’est autre que le frère de Claude Michel, plus connu sous le nom de Clodion. Il suit à Paris l'enseignement de ses oncles avant de rentrer en 1764 au service de Frédéric II, roi de Prusse, et de prendre le titre de Premier Peintre du roi à Berlin. Négligeant les commandes officielles au profit de sa clientèle privée, il fut contraint de quitter la cour de Frédéric II et revint à Paris en 1769, devenant membre de l'Académie de Saint-Luc. Grand maître du modelage, à l'instar de son frère Clodion dont les œuvres ont souvent été confondues avec les siennes, il se fait alors une spécialité de petites terres cuites traitant de sujets anacréontiques en vogue à l'époque. Notre terre cuite de la Folie qui amuse l'Amour, exposée seule à l'Académie de Saint-Luc en 1774, se retrouve en paire avec l'Espérance qui nourrit l'Amour lors de la vente de la collection du chevalier de Clesle, le 4 décembre 1786. Le catalogue de vente mentionne sous le lot 153 : "Deux charmans grouppes repréfentans, l'un, l'Efpérance qui nourrit l'Amour; l'autre, la Folie qui amufe l'Amour. Ces deux petits morceaux allégoriques font exécutés avec beaucoup de graces & de précifion; ils font portés fur des socles de forme ronde en marquetterie par Boulle. Haut 11 pouces [environ 28 cm]." (voir reproduction). Cette paire de terres cuites représente les deux écueils de l'amour, dans certains cas trompé par de fausses espérances et dans d'autres aveuglé par la folie. Elle se distingue par la fraîcheur du modélé et l'élégance du sujet.

En 1769, Jean-Jacques Caffieri réalise également un marbre sur ce thème récurrent du XVIIIe siècle galant intitulé l’Espérance nourrit l’Amour (Los Angeles, The J. Paul Getty Museum). La manufacture de Sèvres retranscrira ce marbre en biscuit, ainsi qu’un autre du même sujet d’après un modèle de Simon-Louis Boizot.