Lot 36
  • 36

Thermomètre de bureau en placage d'amarante et monture bronze doré d’époque Régence, vers 1720

Estimate
15,000 - 25,000 EUR
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Description

  • Haut. 85 cm, larg. 23,5 cm, prof. 12,5 cm
  • Heght 33 1/2 in; width 9 1/4 in; depth 5 in
la façade et le revers orné chacun d'une échelle (l'un au mercure, l'autre à l'alcool rouge) en centigrade sur une plaque gravée en cuivre, sommée d'un mascaron flanqué de chutes de feuilles de laurier grainées et surmonté d'une urne, la base moulurée reposant sur quatre pieds cambrés à rinceaux se terminant par des têtes de dauphin ; les deux échelles allant de - 10 à + 60 degrés Celsius ; (le tube en verre contenant l'alcool rouge brisé à mi-hauteur)

Provenance

Ancienne collection du marquis de Biron (1859-1938)

Ancienne collection de Mrs Elizabeth Parke Firestone (1897-1990 )

Catalogue Note

Les deux échelles de valeur des thermomètres, l’une au mercure, l’autre à l’alcool, témoignent de l’engouement du XVIIIe siècle pour les études scientifiques. Le XVIIIe siècle vit l’essor de cet instrument de mesure par une succession d’avancées dont celle de l’astronome Ole Christensen Rømer qui fabriqua en 1702, au Danemark, un thermomètre à alcool marquant l'eau bouillante à 60 ° et la glace pilée à 7,5 °. En 1717, le savant allemand Daniel Gabriel Fahrenheit remplaça l'alcool par du mercure et donna au thermomètre sa forme définitive. Nos deux échelles portent plusieurs indications : Rivières gelées, OrangersTempéréVers à SoyeChaleur haute et Sénégal, qui étaient toutes le fruit d’expérimentations avec différents liquides de mesure.

Encouragé par de nouveaux courants philosophiques, le XVIIIe siècle approfondit de nombreuses disciplines comme la chimie, la physique, la botanique ou la zoologie. De nombreuses personnalités de la cour financèrent ces expérimentations.

Notre thermomètre est la parfaite illustration de cet incroyable appétit pour la science, mis en valeur par la beauté de la caisse plaquée d'amarante et ornée de superbes bronzes dorés.

Elizabeth Parke Firestone (1897–1990)

Considérée comme l’un des plus grands collectionneurs de l’après-guerre, Elizabeth Parke Firestone était animée d’une réelle passion accompagnée d’une grande connaissance des objets. Elle refusait de vendre toute œuvre avant d’en avoir trouvé un plus bel exemplaire. Ceci explique l’excellence de sa collection de porcelaine, de mobilier, de sculptures et de tableaux anciens.

Née dans l’Illinois en 1897, Mrs Parke Firestone était la fille de Guy James Parke et de Gertrude Chambers Parke. Ses ancêtres ont émigré à bord du Arbella lors de l’expédition de John Withrop en 1630.  Ses études la menèrent en Angleterre où elle vécut chez une tante qui avait une superbe collection d’orfèvrerie et où son goût pour les arts naquit. Elle épousa en 1921 Harvey S. Firestone, Jr., héritier de la compagnie de pneus Firestone Tire and Rubber Company. Ils jouirent tous deux d’une vie riche de découvertes entre leur maison d’Akron dans l’Ohio et l’Ocean Lawn de Newport dans le Rhode Island. Cette immense maison qui s’étendait sur neuf hectares était l’écrin idéal pour leurs collections. Ils eurent quatre enfants : Martha Parke, épouse de William Clay Ford, Anne Isabelle, épouse de  John F. Ball, Elizabeth Firestone Willis (1922-1989) et Harvey S. Firestone, III (1930-1960).