Lot 34
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Paire de chenets formant pots-pourris en bronze doré d’époque Louis XIV, vers 1680-1700

Estimate
25,000 - 40,000 EUR
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Description

  • Haut. 35 cm, larg. 19 cm
  • Height 13 1/3 in; width 7 1/2 in
en forme de cassolette ajourée à montants en console, surmontée d'une prise, reposant sur une base tripode ornée de masques de satyres terminée en enroulement

Literature

G. Mabille, « Les tables d’argent de Louis XIV », Versalia, n° 1, 1998

Condition

The illustration is accurate. Good overall condition despite the inevitable scratches and marks throughout due to age and use. The gilding has been cleaned and is slightly rubbed on some exposed areas such as the urns. A few screws are missing between the urns and the bases. The central screw threads on each base has been changed. They are sold without the iron fitting for the fire place but they stand right very well. Very original model.
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Catalogue Note

Synthèse de l’idéal que fut le mobilier d’argent et du renouvellement des arts décoratifs du dernier tiers du XVIIe siècle, la paire de cassolettes présentée illustre remarquablement la paradoxale impulsion donnée par Louis XIV par l’ordonnance de 1689. Appliquée à son propre mobilier mais également à celui de ses sujets, la disparition du mobilier d’argent permit un véritable renouveau, dont Jean Bérain et André-Charles Boulle furent notamment les figures emblématiques.

Comprenant des tables, des miroirs, des guéridons, des cassolettes, des vases, des bacs à orangers, tout avait été développé et réalisé sous la direction du Premier Peintre Charles Lebrun. Notamment exécuté par la Manufacture royale des Gobelins, fournissant les ameublements des résidences royales, ce mobilier d’argent était « l’expression parfaite de l’idéal esthétique de Lebrun, chargé d’en concevoir les divers éléments ».

La fonte de ce mythique ameublement fut à l’origine du développement des pièces de bronze doré et de bois doré qui – sous l’influence des meubles en argent – rivalisèrent alors, dans certains cas prestigieux, de virtuosité avec les orfèvres. Cette substitution par le bois et le bronze doré explique ainsi la continuité de l’inspiration entre les projets destinés à être exécutés en argent et la réalisation en bronze doré de certaines pièces.

Cette paire de chenets fait aussi office de répandeur de parfums qui illustre le raffinement mis au service de l'art de vivre au XVIIIe siècle. Les effluves du mélange parfumé s'échappent par la frise ajourée de la cassolette et sont plus largement diffusées dans la pièce par la chaleur qui se dégage du foyer.