Lot 156
  • 156

Mobilier de salon en acajou, incrustation d’ébène et étain sur le dossier d’époque Consulat, attribué à Jacob Frères, vers 1800

Estimate
20,000 - 30,000 EUR
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Description

  • Haut. 84,5 cm, larg 56,5 cm, prof. 51 cm / Haut. 82 cm, larg. 51 cm, prof. 45 cm
  • Height 33 1/4 in; width 22 1/4 in; depth 20 in / Height 32 1/4 in; width 20 in; depth 17 3/4 in
comprenant une paire de chaises et un fauteuil à dossier gondole, les accotoirs terminés par des têtes de dauphin ; garnis à châssis

Provenance

Ancienne collection de Madame Hector Lefuel.

Exhibited

Chefs-d’œuvre des grands ébénistes, Paris, musée des Arts décoratifs, janvier-février 1951, cat. n° 94.

Literature

Connaissance des Arts, juillet 1956, n° 53, p. 29 ;

D. Ledoux-Lebard, Le mobilier français du XIXe siècle, Dictionnaire des ébénisteset des menuisiers, Paris, 1984, p. 343, repr.

Catalogue Note

Entre les débuts de la Révolution française et l’avènement de l’Empire (1789-1804), quinze années s’écoulent, période d’intense inventivité où les diverses références s’entrecroisent et où de nouveaux symboles apparaissent. La très rare suite de sièges présentés s’inscrit dans ce contexte, reflétant le renouveau du goût à l’extrême fin du XVIIIe siècle.

 

Avec le Directoire, le répertoire antique devient plus dépouillé, correspondant à l’état d’esprit de l’époque et annonçant déjà l’arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte. En parallèle, les lignes s’assouplissent, permettant aux compositions d’atteindre un subtil équilibre entre l’opulence des ornements à l’antique, l’introduction des courbes d’inspiration végétale et un savoir-faire technique hors pair.  Ainsi, l’ornementation en ébène et en étain – directement inspirée de l’Antiquité – est contrebalancée par les lignes du dossier et le naturalisme des dauphins terminant les consoles d’accotoirs.

Modèles particulièrement rares, ces fauteuils apportent donc un témoignage des productions des années 1795-1800. Provenant de la prestigieuse collection de Mme Lefuel, dont deux sièges ont été exposés au musée des Arts décoratifs en 1951, ce remarquable ensemble évoque bien l’art des frères Jacob correspondant à l’association entre Georges II Jacob (1768-1803), avec son frère François-Honoré-Georges Jacob, dit Jacob-Desmalter (1770-1841), fils de l’illustre menuisier George Jacob.