- 113
Grand canapé à dossier plat en bois sculpté et doré d’époque Louis XVI, vers 1770-1780, attribué à Georges Jacob
Estimate
80,000 - 120,000 EUR
bidding is closed
Description
- Haut. 115 cm, larg. 199 cm, prof. 75 cm
- Height 45 1/4 in; width 78 1/3 in; depth 29 1/2 in
le dossier cintré dans le haut et très légèrement violonné dans le bas, sculpté d'une frise de rais-de-coeur, d'une frise d'entrelacs à rosaces et d'un ruban tournant, sommé d'une agrafe feuillagée et orné aux angles inférieurs d'une rosace d'où s'échappe un rameau de laurier, les accotoirs rehaussés de feuilles d'acanthe, la ceinture arrondie aux angles, sculptée d'une frise de rais-de-coeur et d'une frise d'entrelacs à rosaces, reposant sur six pieds en console rehaussés de feuilles d'acanthe ; garni à carreau et recouvert de velours grenat ; (les deux pieds arrière restitués)
Provenance
Ancienne collection de l'hôtel Masseran, vente à Paris, étude Osenat, le 29 juin 2008, lot 27
Condition
The illustration of the catalogue is accurate despite a little too bright. Good overall condition despite the inevitable scratches and marks due to age, use and handling. The gilding has been refreshed. A wear to the gilding at the top of ghe central ornament of the back. Both central legs at the rear are replaced. The uptholstery is in good condition.
The construction is solid and sound.
Very nice carving with exquisite details.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
Ce canapé appartient au même mobilier qu’un fauteuil estampillé de Georges Jacob, acheté en 1928 par le Metropolitan Museum de New York à la galerie French & Co (inv. 28.206.1) : tous deux présentent une silhouette encore très légèrement sinueuse, alors que les motifs décoratifs sculptés – entrelacs, ruban tournant – annoncent déjà le néoclassicisme, témoignant des recherches esthétiques de Jacob.
Les pieds en console sont caractéristiques de la production du menuisier : il les employa à plusieurs reprises sur des sièges destinés à de prestigieux commanditaires, tels la princesse de Guéménée au château de Montreuil ou le comte d'Artois au château de Maisons. On les retrouve également sur une série de quatorze fauteuils et deux bergères, livrée en 1782 par Jacob au duc Charles II Auguste de Palatinat-Deux-Ponts (1746-1795) pour l’antichambre précédant sa chambre de parade au château de Carlsberg dans le Palatinat ; la série est aujourd’hui conservée à la Résidence de Munich (cf. B Langer, Die Möbel der Residenz München, I, Die französischen Möbel des 18. Jahrhunderts, Munich, 1995, p. 192-193, cat. n° 46). Outre les pieds en console, ces sièges comportent une sculpture quasiment identique à celle de notre canapé ; cependant, la forme de leur dossier se termine plus abruptement par une traverse inférieure complétement droite, moins heureuse que la ligne plus courbe qui souligne le dossier du canapé, et n’arborent pas la délicate rosace à rameau de laurier qui ponctue les angles inférieurs.
Enfin, il convient d’évoquer aussi le mobilier de Jacob inventorié en 1787 dans la galerie du château de Chanteloup, alors en possession du duc de Penthièvre. De cet ensemble comprenant quinze sièges à l’origine, trois fauteuils, trois confidents et un canapé ont été identifiés à ce jour, aussi bien dans des collections publiques que privées. Probablement conçu au cours de la décennie 1770, leur dessin général est très proche de notre modèle, peut-être même légèrement antérieur : le canapé notamment (collection de M. Hubert de Givenchy), comporte de nombreuses similitudes – forme du dossier, ceinture arrondie aux angles, pieds en console – avec celui que nous présentons (cf. V. Moreau et alii, Chanteloup, Un moment de grâce autour du duc de Choiseul, Paris, 2007, pp. 269-275, cat. n° 109).
Les pieds en console sont caractéristiques de la production du menuisier : il les employa à plusieurs reprises sur des sièges destinés à de prestigieux commanditaires, tels la princesse de Guéménée au château de Montreuil ou le comte d'Artois au château de Maisons. On les retrouve également sur une série de quatorze fauteuils et deux bergères, livrée en 1782 par Jacob au duc Charles II Auguste de Palatinat-Deux-Ponts (1746-1795) pour l’antichambre précédant sa chambre de parade au château de Carlsberg dans le Palatinat ; la série est aujourd’hui conservée à la Résidence de Munich (cf. B Langer, Die Möbel der Residenz München, I, Die französischen Möbel des 18. Jahrhunderts, Munich, 1995, p. 192-193, cat. n° 46). Outre les pieds en console, ces sièges comportent une sculpture quasiment identique à celle de notre canapé ; cependant, la forme de leur dossier se termine plus abruptement par une traverse inférieure complétement droite, moins heureuse que la ligne plus courbe qui souligne le dossier du canapé, et n’arborent pas la délicate rosace à rameau de laurier qui ponctue les angles inférieurs.
Enfin, il convient d’évoquer aussi le mobilier de Jacob inventorié en 1787 dans la galerie du château de Chanteloup, alors en possession du duc de Penthièvre. De cet ensemble comprenant quinze sièges à l’origine, trois fauteuils, trois confidents et un canapé ont été identifiés à ce jour, aussi bien dans des collections publiques que privées. Probablement conçu au cours de la décennie 1770, leur dessin général est très proche de notre modèle, peut-être même légèrement antérieur : le canapé notamment (collection de M. Hubert de Givenchy), comporte de nombreuses similitudes – forme du dossier, ceinture arrondie aux angles, pieds en console – avec celui que nous présentons (cf. V. Moreau et alii, Chanteloup, Un moment de grâce autour du duc de Choiseul, Paris, 2007, pp. 269-275, cat. n° 109).