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Athénienne en bois doré et métal doré d’époque Louis XVI, vers 1775
Estimate
40,000 - 60,000 EUR
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Description
- Haut. 100 cm, larg. 42 cm, diam. bassin 33 cm
- Height 39 1/3; width 16 1/2 in; diam. 13 in
de forme circulaire, le bassin amovible à anses en couronne de laurier grainé surmonté d'un couvercle ajouré en métal doré sommé d'une graine, reposant sur trois montants en enroulement d'acanthe sculptés d'une frise de piastres, sur une base triangulaire à pans cintrés centrée d'une pomme de pin et ornée d'une frise de feuilles d'eau
Literature
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
E. Dacier, « L’athénienne et son inventeur », Gazette des Beaux-Arts, 1932, p. 112-122
F.J.B. Watson, « The Athénienne and the revival of the Classical Tripod », Burlington Magazine, mars 1963, p. 108-112
F.J.B. Watson, The Wrigtsman Collection, vol. I, 1966, p. 103-104
S. Eriksen, Early Neo-classicism in France, 1974, p. 138 et 343, pl. 186.
Catalogue Note
Ce meuble tripode, probablement le plus emblématique du retour à l’Antique, est apparu en France dans les années 1760. Il pouvait aussi bien servir de réchaud que de brûle-parfum. Une célèbre toile de Joseph-Marie Vien (1716-1809), La Vertueuse Athénienne exposée au Salon de 1763, contribua au vif succès que connut dès le début du règne de Louis XVI ce genre de petits meubles inspirés par les trépieds antiques découverts, vers 1748-1754, dans les ruines mises à jour à Herculanum et à Pompéi. C’est le banquier et amateur Jean-Henri Eberts, en référence au tableau de Vien décrit ci-dessus dont il possédait une version, qui donna le nom d’athénienne à ce genre de meuble.
Une paire d’athéniennes similaire à la nôtre, conservée à Paris au musée Nissim de Camondo, fut acquise en 1926 par Moïse de Camondo. Elle provenait de la fameuse collection Burat, et était réputée avoir été offerte par la comtesse Du Barry à l’église Saint-Jérôme de Toulouse.