Lot 9
  • 9

Figure de reliquaire, Kota Ndasa, Gabon/Congo

Estimate
80,000 - 120,000 EUR
Sold
150,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Kota Ndasa
  • Figure de reliquaire
  • wood

Provenance

Collection Olivier Perrier, Marseille
Plaza Art Galleries, New York, 28 avril 1955, n° 204
Collection privée, acquis lors de cette vente
Sotheby's, New York, 29 novembre 1984, n° 310
Alain de Monbrison, Paris
Collection Hubert Goldet, Paris
Daniel Hourdé, Paris
Collection Viviane Jutheau, Comtesse de Witt, acquis en juillet 1990

Literature

Arts d'Afrique Noire, n° 54, Eté 1985, p. 56

Catalogue Note

Identifié notamment grâce aux travaux du pasteur Andersson, qui séjourna au Congo dans les années 1930-1940, le corpus des Kota Ndasa se distingue de l’ensemble des « Kota du Sud » par l’absence de cimier sommital, laissant place à une coiffe divisée en deux parties largement arrondies, décorées de motifs finement ciselés – ici en croisillons (Perrois, Kota, 2012, p. 69). Au « délicat collage où les pièces de métal sont finement assemblées les unes aux autres » pour former le visage de l’ancêtre évoqué (LaGamma, Eternal Ancestors, The Art of the Central African Reliquary, 2007, n° 71, p. 242) répond la puissance des formes résumées à l'épure illustrant, à l'image de l'œuvre de la Collection Viviane de Witt, la vision hautement personnelle des artistes Kota Ndasa.

Au sein de ce célèbre corpus se distinguent en particulier quelques œuvres qui lui sont éminemment apparentées : l'effigie de l'ancienne collection Hubert Goldet (Collection Hubert Goldet, Paris, 30 juin 2001, n° 273,  53 cm), le fragment de l'exposition Gabon, Présence des esprits (musée Dapper, 2006, p. 71), celle conservée en mains privées (Perrois, idem, n° 50, ayant perdu ses yeux, collectée avant 1920, 53,5 cm), celle de l’ancienne collection Alain Schoffel (Chaffin, L’art Kota, 1979, n° 53, 52 cm), un fragment dépourvu de piétement ayant appartenu à André Fourquet (Chaffin, 1979, n° 54, 24 cm) et enfin la figure de reliquaire acquise par le Frère D. vers 1930 (Sotheby’s, Paris, 02 décembre 2015, n° 68).

Surmontant un panier-reliquaire où étaient conservées les reliques des défunts illustres du lignage, cette effigie mbulu ngulu représente un ancêtre qu'elle évoque symboliquement, et honore. Le front bombé marqué par une crête axiale met en exergue la face dont les arcades sourcilières déterminent la forme en cœur. Le visage concave-convexe se personnalise dans les très larges yeux en amande aux pupilles marquées de clous métalliques, et dans la petite bouche ouverte marquée de dents acérées. Puisant à la fois dans les traditions Kota et dans les solutions plastiques propres au style Ndasa, l’artiste parvient à imposer une impression conjuguée de force et de majesté. Ce naturalisme réinterprété est transcendé par la rigueur abstraite du décor pictural animé par les contrastes chromatiques des différents métaux utilisés (laiton, cuivre, fer). L’épais piétement à ouverture losangique renforce l’impact visuel de la tête et témoigne, par sa belle patine sombre - également visible au revers de l'œuvre - de son ancienneté. 

Kota Ndasa reliquary figure, Gabon

Identified thanks to the work of Pastor Andersson, who lived in the Congo in the 1930s and 40s, the Kota Ndasa corpus differs from the "Southern Kota" productions in it’s lack of a topmost crest. Instead the sculpture features a coiffure with dual rounded lobes, decorated with finely carved motifs, here in a crisscross pattern (Perrois, Kota, 2012, p. 69). "Like a carefully composed collage" the metal is carefully placed to evoke the face of the ancestor (LaGamma, Eternal Ancestors, The Art of the Central African Reliquary, 2007, No. 71, p. 242). The effect is amplified by the sheer power of the pared down forms, reduced to their essential lines, which illustrate both the highly personal vision of Kota Ndasa artists - and the concern with the individuality of the artist which is key to the entirety of the Viviane de Witt collection. 

Within the corpus, certain closely related works stand out: the effigy formerly in the Hubert Goldet collection (Hubert Goldet Collection, Paris, 30 June 2001, lot 273, 53 cm); the fragment from the exhibition Gabon, Présence des esprits (musée Dapper, 2006, p. 71); a figure in a private collection (Perrois, ibid., no. 50, its eyes lost, collected prior to 1920, 53.5 cm); one formerly in the collection of Alain Schoffel (Chaffin, L’art Kota, 1979, No. 53, 52 cm); a fragment devoid of a base which once belonged to André Fourquet (Chaffin, 1979, No. 54, 24 cm); and finally the reliquary figure acquired by Brother D. circa 1930 (Sotheby’s, Paris, 2 December 2015, lot 68).

Atop the reliquary basket where the remains of the illustrious departed of the lineage were kept, this mbulu ngulu effigy represents an ancestor that it symbolically evokes and honours. The domed forehead, marked by an axial crest, highlights the face, the "heart-shape" of which is delineated by the brow ridges. The concave-convex face is individualised through the wide almond-shaped eyes with pupils studded with metallic nails, and a small open mouth, lips parted to reveal rows of sharp teeth. Drawing from Kota traditions and from aesthetic solutions specific to the Ndasa style, the artist has created a work which combines power and majesty. The reinvented naturalism of the figure is enhanced by the abstract rigour of the pictorial decor and the chromatic contrasts of the various metals used (brass, copper and iron). The thick base, with its diamond-shaped opening, enhances the visual impact of the head. The beautiful dark patina of the base and the back of the figure attest to the great age of this sculpture. 

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