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Masque, Guéré / Wobé, Côte d'Ivoire
GUERE / WOBE MASK, CÔTE D'IVOIRE
Estimate
30,00050,000
LOT SOLD. 55,000 EUR
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Masque, Guéré / Wobé, Côte d'Ivoire
GUERE / WOBE MASK, CÔTE D'IVOIRE
Estimate
30,00050,000
LOT SOLD. 55,000 EUR
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

|
Paris

Masque, Guéré / Wobé, Côte d'Ivoire
GUERE / WOBE MASK, CÔTE D'IVOIRE

Provenance

Collection Charles Ratton (1895-1986), Paris (inv. n° 2408)
Collection Pierre Guerre (1910-1978), Marseille (inv. n° 84)
Loudmer, Paris, "Collection Pierre Guerre", 20 juin 1996, n° 21
André Fourquet (1928-2001), Paris
Collection Armand Arman (1928-2005), Paris / New York
Jacques Germain, Montreal
Collection privée, France

Exhibited

Marseille, Musée Cantini, Angola-Côte d'Ivoire, 24 mars - 16 avril 1959
Musée Cantini, Marseille, Arts Africains, mars - mai 1970 
Musée d'Arts Africains, Océaniens, Amérindiens, Centre de la vieille Charité, Marseille, Pierre Guerre, un érudit en son temps, 20 mars - 31 mai 1992

Literature

Guerre et Delange, Arts Africains, 1970, n° 60
Pierre Guerre, un érudit en son temps, 1992, p. 75, n° 15
Germain, Art Ancien de l'Afrique Noire, 2015, p. 54-55, n° 21
Tribal Art, Hiver 2015, n° 78, p. 12

Catalogue Note

Mainte fois exposé et publié depuis 1959, ce masque Guéré-Wobé illustre tant la richesse de l'emblématique collection Léonce et Pierre Guerre (Marseille) que l’éclectisme de celle que constitua l’artiste Arman. Originaires de la région forestière située aux confins de la Côte d’Ivoire et du Liberia, les Guéré-Wobé ont absorbé les influences des styles alentours (Dan/Kran/Grebo/Krou), qu’ils se sont réappropriées pour développer un art profondément singulier : « des masques très puissants, denses, plein d’inventions, ‘cubistes’ disait-on, car les visages anthropomorphes étaient traités en volume et plan inattendus » (Kamer, Guéré-Wobé-Bété, 1978, p. 5). Personnifiant chacun une fonction sociale précise lors des danses cérémonielles, ces masques « insolites et violemment expressifs » englobent une « infinie variété de types, où l’invention du sculpteur semble se donner libre cours » (Guerre et Delange, Arts Africains, 1970, n° 60).

La face – combinant caractères anthropomorphes et zoomorphes - est structurée en volumes projetés dans l'espace : front en visière dominant le visage encadré par le plan perpendiculaire des joues, nez fort flanqué d'yeux tubulaires saillants et ponctués de disques métalliques. Projetée à l'oblique, la mâchoire articulée s'ouvre sur une rangée de dents taillées en pointe, à travers lesquelles se dessine la langue délicatement sculptée. Le rythme puissant de la sculpture est accentué par les motifs des scarifications faciales et par les traces de pigments rouges soulignant originellement le regard. L'exubérance des traits illustre magistralement cette esthétique singulière qui participa à la rupture opérée par les artistes du début du XXe siècle avec le naturalisme du siècle précédent.

Arts d'Afrique et d'Océanie

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Paris