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PROVENANT D'UNE COLLECTION PARTICULIÈRE EUROPÉENNE

María Blanchard
L'ENFANT AU BRACELET
Estimate
180,000250,000
JUMP TO LOT
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PROVENANT D'UNE COLLECTION PARTICULIÈRE EUROPÉENNE

María Blanchard
L'ENFANT AU BRACELET
Estimate
180,000250,000
JUMP TO LOT

Details & Cataloguing

Art Impressionniste et Moderne / Impressionist & Modern Art

|
Paris

María Blanchard
1881 - 1932
L'ENFANT AU BRACELET
signé M. BLANCHARD (en bas à gauche)
huile sur toile
81 x 54 cm ; 31 7/8 x 21 1/4 in.
Peint vers 1925-26.
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Provenance

Collection Rosenberg
Collection Simonet
Acquis auprès du précédent par le propriétaire actuel

Literature

Liliane Caffin Madaule, Catalogue raisonné des œuvres de María Blanchard, vol. II, Londres, 1994, reproduit p. 165

Catalogue Note

signed 'M. BLANCHARD' (lower left); oil on canvas. Painted circa 1925-26.

French version

Depuis son premier séjour parisien en 1909, au cours duquel elle étudie à l’Académie Vitti avec Kees van Dongen, l'espagnole María Blanchard est vite introduite dans les milieux avant-gardistes de l’époque. Elle expérimente d’abord le Fauvisme, mais André Lhote et Juan Gris auront sur elle une influence déterminante en l’introduisant au Cubisme dès 1916. Après la Première Guerre Mondiale, dans les années 20, Blanchard, comme beaucoup des membres de l’avant-garde parisienne, effectue un retour à la figuration.

Ce magnifique portrait de jeune fille en est un exemple très accompli du même vocabulaire esthétique qu’elle avait présenté avec grand succès en 1921 au Salon des Indépendants avec son tableau La Communiante. Dans L’enfant au bracelet l’héritage du Cubisme est toujours visible dans le traitement des drapés et de la chaise mais Blanchard se l’approprie par un nouveau langage esthétique : elle développe la plastique cubiste de façon tout à fait originale, en donnant à la figure humaine une place inhabituelle et plus prononcée. 

C’est donc tout à fait naturellement que Blanchard intègre le groupe de des peintres soutenus par Léonce Rosenberg dans sa galerie L'Effort Moderne, qui expose L’enfant au bracelet avant qu’il n'aboutisse dans une collection privée et ne réapparaisse aujourd’hui en vente publique.



English version:

From her first stay in Paris in 1909 during which she studied at the Vitti Academy with Kees Van Dongen, the Spanish artist Maria Blanchard was rapidly a part of the period’s avant-garde. She first experimented with Fauvism, but André Lhote and Juan Gris both had a decisive influence on her by introducing her to Cubism in 1916. Following the First World War in the 1920s, Blanchard, like many members of the Parisian avant-garde, returned to figuration.

This outstanding portrait of a young girl is a very accomplished example of this and pursues the same aesthetic vocabulary that the artist presented with great success in 1921 at the Salon des Indépendants with her painting La Communiante. In L’enfant au bracelet the influence of Cubism is still visible in the treatment of the drapery and the chair but Blanchard adapts it to her own style through a new aesthetic language: she develops the Cubist approach in a totally original way, by giving the human figure an unusually pronounced position.

It was, then, very natural that Blanchard should integrate the group of painters supported by Léonce Rosenberg in his L’Effort Moderne gallery, which presented L’enfant au bracelet before it was sold to a private collection only to reappear on the market today.

Art Impressionniste et Moderne / Impressionist & Modern Art

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Paris