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Sam Francis
WHITE #5
SIGNED AND TITLED ON THE STRETCHER ON THE REVERSE; OIL ON CANVAS. EXECUTED IN 1951-1953.
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Sam Francis
WHITE #5
SIGNED AND TITLED ON THE STRETCHER ON THE REVERSE; OIL ON CANVAS. EXECUTED IN 1951-1953.
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Details & Cataloguing

Art Contemporain / Contemporary Art

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Paris

Sam Francis
1923 - 1994
WHITE #5
SIGNED AND TITLED ON THE STRETCHER ON THE REVERSE; OIL ON CANVAS. EXECUTED IN 1951-1953.
signé et titré sur le châssis au dos
huile sur toile
195 x 130 cm ; 76  3/4  x 51  1/4  in.
Exécuté en 1951-1953.


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Cette oeuvre est incluse dans le Sam Francis: Catalogue Raisonné of Canvas and Panel Paintings, publié par University of California Berkeley Press (UC Press: 2011) sous le numéro SFF.109 et est également enregistrée dans les archives de la Sam Francis Foundation sous le numéro SFP51-13. Ces réferences peuvent être modifiées par la Sam Francis Foundation.

Provenance

Idemitsu Museum of Arts, Japon
Vente: Christie's, New York, Post-War and Contemporary, 14 mai 2002, lot 60
Collection particulière, Etats-Unis

Exhibited

New York, Martha Jackson Gallery, Sam Francis: Paintings, Watercolours and Gouaches 1952-1970 form Gallery's Collection, 4 - 28 novembre 1970
Tokyo, Sogetsu Art Museum, Sam Francis: Tokyo Mural, 8 janvier – 24 février 1996; catalogue, no. 2, p. 15, illustré en couleurs
Beverly Hills, Gagosian Gallery, Masters of the Gesture, 2 octobre - 6 novembre 2010; catalogue, pp. 60-61, 70-71, illustré en couleurs

Literature

Debra Burchett-Lere, Sam Francis: Catalogue Raisonné of the Canvas and Panel Paintings 1946-1994, Berkeley 2011, no. SFF.109, illustré en couleurs dans le DVD

Catalogue Note


The English translation of this note follows the French

Notice de catalogue
« Je suis un grand admirateur de Malevitch » martèle Sam Francis lors d’un entretien avec Yves Michaud en 14 mai 1988.  Car même si Malevitch est associé dans notre esprit à l’art formel, géométrique et profondément conceptuel apparu au début du XXe siècle, une œuvre comme Carré blanc sur fond blanc, qui a profondément frappé Sam Francis lors d’une visite au Musée d’Art Moderne de New York juste avant son départ pour Paris en 1950, démontre à quel point l’œuvre du père du constructivisme n’est pas dénué de profondeur d’âme.

 « La confrontation de Francis à Malevitch le confirma dans sa vision naissante de la peinture. C’est ce moment clé qui lui permit d’arriver à sa définition de l’art et de la vie. Comme il le raconta plus tard, Sam Francis comprit très vite que Malevitch n’était pas que dans le psychique, le mental, mais aussi dans l’émotion. Il était, comme lui, un « peintre de sensible.» (William C. Agee, Catalogue Raisonné of Canvas and Panel Paintings, 1946-1994, p. 45).

L’émotion prime chez Sam Francis tout autant que la volonté d’explorer l’inconnu au-delà du monde physique, comme ses professeurs Clifford Still et Mark Rothko le lui ont enseigné lors de son passage à Berkeley entre 1948 et 1950. White #5, datant de 1951-1953, révèle d’ailleurs la forte influence de l’expressionisme abstrait sur l’œuvre de Sam Francis. Empruntant  à Arshile Gorky sa palette douce et grisée, à Barnett Newman sa peinture en all-over et à Mark Rothko le caractère introspectif et méditatif de ses toiles, la série des White Paintings en dit long sur les influences de Sam Francis.

En 1950, Sam Francis quitte sa ville natale, San Francisco, pour s’installer à Paris, où il vivra pendant sept ans et découvrira le travail d’autres artistes majeurs qui ont marqué son évolution tel que Monet, Matisse, Cézanne ou encore Bonnard. Fasciné par l’ombre et la lumière, et inspiré comme l’auteur d’Impression, Soleil Levant par les effets de neige au petit matin, Sam Francis se met à peindre des œuvres à la fois narratives et abstraites, faites d’aplats qui pourraient, à distance, sembler monochrome, mais révèle pourtant sa grande sensibilité aux nuances et aux variations de tonalité.

Pour Sam Francis, chaque couleur à une valeur symbolique. Le bleu renvoie au cosmos et à l’eau, le jaune au soleil, le blanc à l’infini. Substance du vide et essence de la lumière, le blanc devient un nouveau point de départ autour duquel l’artiste construira dès lors son Œuvre. Il en résulte les célèbres White Painting Series, dont White #5 est un exemple aussi fascinant que lyrique, propre à se perdre dans ses pensées. En délayant son huile à la manière d’un aquarelliste, Sam Francis arrive à un résultat lumineux, pur et serein, tout en reflets et en symétries. Une invitation au voyage instinctif dans plongeant dans l’univers de Sam Francis.

Catalogue note
“I am just a lover of Malevich” confesses Sam Francis to Yves Michaud in an interview dated 14 May 1988. While it is true that Malevich is a painter of bold visual language with abstract geometric shapes and hard, flat color, this aspect is far less pronounced in White on White, a hypnotic picture of pure zeitgeist which Francis saw at the Museum of Modern Art in New York right before his arrival to Paris in 1950.

“Francis’s exposure to Malevich confirmed his already nascent approach and defined his art and life thereafter. He quickly understood, he said later, that Malevich was an artist not of the intellect but of feeling, which was his true subject; he was, like himself, “an emotional intuitive painter.” (William C. Agee, Catalogue Raisonné of Canvas and Panel Paintings, 1946-1994, p. 45).

Francis valued emotion and intuition, but also the exploration of the unknown far beyond the physical world, like Clifford Still and Mark Rothko, his teachers at Berkeley from 1948 to 1950. White #5, dating from 1951-1953, recalls the strong impact that Abstract Expressionism had on Sam Francis. Deeply inspired by Arshile Gorky’s predominant grey tonalities and soft hues, Barnett Newman’s color fields interrupted by vertical stripes, and Mark Rothko’s compositions intended to create a contemplative and meditational response in the viewer, Francis’s White Painting Series come from the unconscious mind.

In 1950, Francis moved from San Francisco, his hometown, to the French capital, where he would live for seven years and discover the works of other great masters that had a profound impact on his work: Monet, Matisse, Cézanne and Bonnard. Fascinated with light and shadow, inspired by the soft grey light of day in Paris, as well as the light of night, Francis created abstract narratives in color, in all-over fields, displaying his exceeding sensitivity towards nuances and whimsies of color.

To Francis, each color has a symbolic value. Blue corresponds to the cosmos and water, yellow to the sun, and white to the infinite. White is the substance of emptiness and the essence of light and matter, a new point of departure for the work upon which the artist would build. The result will be the acclaimed White Painting Series, of which White #5 is a mesmerizing, lyrical example that makes us lose ourselves in our thoughts. By thinning his oil paint in the same manner that an artist would render a watercolor, Francis arrives at a visually luminous canvas, pure and serene, made of reflections and mirroring. A monumental painting that is a journey into the unconscious, both ours and the artist’s.

Art Contemporain / Contemporary Art

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Paris