Lot 25
  • 25

Attribué à Simon Vouet

Estimate
200,000 - 300,000 EUR
bidding is closed

Description

  • Attribué à Simon Vouet
  • Vierge à l'Enfant
  • Huile sur toile

Condition

To the naked eye: The painting appears in a very good condition. It has been relined in the first half of the 20th century, very well executed and has not flatten the matter. We can notice very beautiful matter thickness. The painting is still under an old slightly dirty varnish. We cannot notice any restoration. Under UV light: The painting appears under a green uniform varnish. We can notice several restorations along the upper and lower borders. We can also notice several very light restorations spots in the blue drapery of the Virgin, a small restoration on the white linen under the Child an two very small spots on the upper lip of the Child. In conclusion: The painting is in very good condition and would probably need a light cleaning (not essential). The painting is in a very beautiful 17th century French giltwood frame.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."

Catalogue Note

Le tableau que nous présentons est une œuvre inédite. Il constitue un apport important dans le corpus et dans la connaissance des œuvres de Simon Vouet et de son entourage.

« (Vouet) a fait un grand nombre de Vierges et avoit mesme un talent particulier pour les biens représenter » (A. Felibien, Entretiens sur les vies et sur les ouvrages des plus excellens peintres anciens et modernes, Paris, 1685, t. II, p. 187).

Le format du tableau, assez carré et de dimensions imposantes, presque grandeur nature, participe au grand charisme de sa composition. Sa facture également, généreuse, vive et forte, révèle le métier d’un peintre affirmé à la technique riche et puissante. Les repentirs, bien sûr (au niveau de la main de l’Enfant et du lange), attestent d’un tableau réfléchi, peint dans la spontanéité, pictural.
La réapparition d’une œuvre de cette envergure constitue un véritable événement.

Même si l’affirmation de son attribution n’est pas aisée et suscite des commentaires chez les historiens de l’art, nous proposons de rapprocher notre tableau de la célèbre gravure de Pierre Daret réalisée en 1640 et représentant La Vierge au rideau dite La Vierge au lange, de composition très similaire. Le repentir visible de notre œuvre au niveau du lange venant comme renforcer son lien avec cette dernière.
La facture, elle-même, rappelle la matière des œuvres de Simon Vouet vers 1638 – 1640 avec ces forts empâtements et une représentation généreuse de l’Enfant que l’on retrouve comme de vibrantes citations (par exemple le visage de l’angelot tenant les bijoux à droite dans l’Allégorie de la Richesse, œuvre peinte pour le Château neuf de Saint-Germain-en-Laye et maintenant conservée au Musée du Louvre).
De plus, la douceur du visage de la Vierge, cette relation maternelle passant par l’intensité d'un regard traité avec une grande justesse, renvoie, à notre sens, au raffinement et à la justesse psychologique de nombre de ses compositions de même sujet.

Le thème de la Vierge à mi-corps fut particulièrement prisé en France dès 1638 et Simon Vouet fut, avec Jacques Blanchard l’un des plus importants représentants de cet engouement.