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Italo-Flamand, milieu du XVIIIe siècle Saint Jérôme
Estimate
20,000 - 30,000 EUR
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Description
- Saint Jérôme
- en terre cuite patinée
- Haut. 68 cm; height 26 2/3 in.
Provenance
Collection privée, Belgique
Literature
A. Jacobs, Laurent Delvaux 1696 - 1778, Paris, 1999, p. 332-335, S116 et S118. Cat. exp. Le Baroque dévoilé, Bruxelles, 2011, p.150, n° 56 et p. 153, n° 58.
Catalogue Note
Le bras droit dressé en direction du ciel, Saint Jérôme, l’un des Quatre Pères de l’Eglise et auteur de la version latine de la Bible dite Vulgate, tient son œuvre appuyée sur son flanc gauche. Selon l’usage, il est représenté dans la force de l’âge, portant une barbe fournie et accompagné du lion qui fut sa seule compagnie dans le désert. Son corps est drapé à l’antique, un pan retombant de son épaule gauche. Sa jambe droite légèrement avancée se devinant sous le tissu, crée un léger déhanchement du corps.
La composition de ce Saint Jérôme est à la jonction entre le baroque assagit dit « à la française » et les prémices du classicisme. Il s’inscrit dans l’héritage de sculpteurs français imprégnés des modèles baroques romains, et notamment de pensionnaires de la Villa Médicis tels qu’Edme Bouchardon (1698-1762) ou Lambert-Sigisbert Adam (1700-1759). En 1752, ce dernier achève un Saint Jérôme pour le dôme des Invalides, qui sera transféré à la Révolution dans l’Eglise Saint Roch où il se trouve toujours. Le bras droit levé, le livre posé sur la hanche gauche, le lion lové tel un chat à ses pieds sont autant d’éléments communs à ces deux représentations du saint, probablement réalisées à une vingtaine d’années d’intervalles. Une origine flamande de cette terre cuite peut également être avancée. Le traitement vibrant de la terre, la surface mordue en stries nerveuses par les dents de l’outil, évoque le travail du sculpteur flamand Laurent Delvaux (1696 - 1778). Citons en référence sa terre cuite figurant Samson et le lion, conservé au musée communal de Nivelles. De plus, des similitudes frappantes sont notables entre le type physique de notre Saint Jérôme et celui du Saint Paul en terre cuite, signé par Delvaux, conservé à Bruxelles (Musées royaux des Beaux-Arts, inv. n° 4584).
La composition de ce Saint Jérôme est à la jonction entre le baroque assagit dit « à la française » et les prémices du classicisme. Il s’inscrit dans l’héritage de sculpteurs français imprégnés des modèles baroques romains, et notamment de pensionnaires de la Villa Médicis tels qu’Edme Bouchardon (1698-1762) ou Lambert-Sigisbert Adam (1700-1759). En 1752, ce dernier achève un Saint Jérôme pour le dôme des Invalides, qui sera transféré à la Révolution dans l’Eglise Saint Roch où il se trouve toujours. Le bras droit levé, le livre posé sur la hanche gauche, le lion lové tel un chat à ses pieds sont autant d’éléments communs à ces deux représentations du saint, probablement réalisées à une vingtaine d’années d’intervalles. Une origine flamande de cette terre cuite peut également être avancée. Le traitement vibrant de la terre, la surface mordue en stries nerveuses par les dents de l’outil, évoque le travail du sculpteur flamand Laurent Delvaux (1696 - 1778). Citons en référence sa terre cuite figurant Samson et le lion, conservé au musée communal de Nivelles. De plus, des similitudes frappantes sont notables entre le type physique de notre Saint Jérôme et celui du Saint Paul en terre cuite, signé par Delvaux, conservé à Bruxelles (Musées royaux des Beaux-Arts, inv. n° 4584).
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