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Céline, Louis-Ferdinand
Estimate
2,000 - 3,000 EUR
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Description
- Céline, Louis-Ferdinand
- Lettre autographe signée à Karen Marie Jensen. 30 [avril 1936].
- ink on paper
3 p. in-4 (270 x 210 mm). Signée "Louis".
A son amie la danseuse danoise Karen Marie Jensen.
Karen est en tournée en Amérique et Céline la félicite de son courage : "votre vie est bien agréable et bien périlleuse. N’allez-vous point vous marier avec un sultan ?"
De son côté, malade, il a achevé l’écriture de son livre [Mort à Crédit, à paraître le 12 mai 1936] sur les genoux. Il envisage d’aller en Angleterre, puis à New York durant l’été. Il se plaint des méchancetés d’Irene Mac Bride, danseuse elle aussi : "Mes amis sont plus gentils qu’Irene Mac Bride qui s’est conduite à mon égard comme une véritable imbécile. Pourquoi toutes ces brutalités ? La vie n’est-elle pas suffisamment impitoyable ! […] je suis épuisé littéralement et pourtant il va falloir que je retravaille bientôt que je retourne à Clichy ce cauchemar et chez mes pharmaciens !"
Céline avait rencontré Karen Jensen en 1933 par l’intermédiaire d’Elizabeth Craig, sa compagne d’alors. Entre sentiments amoureux et amitié fidèle, leur relation perdura de longues années, la danseuse accueillant notamment les époux Destouches lors de l'exil au Danemark.
Références : Cahiers Céline, n° 5, "Lettres à des amies", p. 234-235.
A son amie la danseuse danoise Karen Marie Jensen.
Karen est en tournée en Amérique et Céline la félicite de son courage : "votre vie est bien agréable et bien périlleuse. N’allez-vous point vous marier avec un sultan ?"
De son côté, malade, il a achevé l’écriture de son livre [Mort à Crédit, à paraître le 12 mai 1936] sur les genoux. Il envisage d’aller en Angleterre, puis à New York durant l’été. Il se plaint des méchancetés d’Irene Mac Bride, danseuse elle aussi : "Mes amis sont plus gentils qu’Irene Mac Bride qui s’est conduite à mon égard comme une véritable imbécile. Pourquoi toutes ces brutalités ? La vie n’est-elle pas suffisamment impitoyable ! […] je suis épuisé littéralement et pourtant il va falloir que je retravaille bientôt que je retourne à Clichy ce cauchemar et chez mes pharmaciens !"
Céline avait rencontré Karen Jensen en 1933 par l’intermédiaire d’Elizabeth Craig, sa compagne d’alors. Entre sentiments amoureux et amitié fidèle, leur relation perdura de longues années, la danseuse accueillant notamment les époux Destouches lors de l'exil au Danemark.
Références : Cahiers Céline, n° 5, "Lettres à des amies", p. 234-235.