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Racine, Jean
Estimate
1,200 - 1,800 EUR
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Description
- Racine, Jean
- Athalie. Tragédie. Paris, Denis Thierry, 1691.
- ink, paper and leather
In-4 (250 x 158 mm). Maroquin rouge, triple filet et décor à la Du Seuil, dos orné aux petits fers fins dont un joli vase, tranches dorées (Reliure de l'époque).
Quelques feuillets jaunis, les ff. du cahier A, et le f. Bij renforcés à la charnière, petites restaurations à la charnière des ff. du cahier D, son bifolio central plus court de marges, petite restauration à la charnière du f. Liiij, traces d'humidité marginales en tête et fin du volume.
Edition originale de la dernière pièce de Racine, ornée d'un frontispice gravé sur cuivre par Jean Mariette d'après Jean-Baptiste Corneille.
Très touché par Esther, Louis XIV passa commande à Racine d'une autre pièce à sujet religieux pour la maison de Saint-Cyr, dirigée par Madame de Maintenon. Racine s'exécuta, y ajoutant des choeurs par Moreau, maître de musique du roi. Le spectacle fut de ce fait jugé comme un divertissement, impropre à l'éducation des jeunes filles. Le rigorisme religieux régnait désormais à la Cour ; le roi l'autorisa à condition qu'elle fût représentée par les pensionnaires, à Saint-Cyr, sans costumes ni décors, et en privé exclusivement, devant lui-même, le Dauphin, Madame de Maintenon, Fénelon et quelques rares invités. Il fallut attendre 1716 et le Régent pour voir donnée en public cette tragédie spectaculaire que Voltaire nomma « peut-être le chef-d'œuvre de l'esprit humain » (Discours historique et critique, 1772, p. 191).
Rare exemplaire en maroquin de l'époque, finement doré. On remarquera le parti pris archaïsant du décor : l'utilisation des gardes à petit peigne droit, motif abandonné à cette date, les petits fers fins au dos (vase fin dans le style du Gascon) et sur les plats. Ces gardes furent utilisées pour le train de reliures exécuté sur ce titre dans les ateliers de l'imprimerie royale, le petit fer fin au vase figurant quant à lui sur des maroquins d'Esther reliés pour la cour.
Comme l'indique le catalogue Jean Bonna (Soultrait, XVIIe siècle, II, n° 256), il est probable que le feuillet blanc en tête mentionné par Guibert (qui s'interroge, p. 110, sur les signatures des ff. préliminaires) n'existe pas, le titre (premier feuillet) et le f. ẽ formant un bifolio encadrant le cahier ã4. Par ailleurs, aucun des cinq exemplaires conservés à la réserve de la BnF ne possède ce feuillet blanc.
Quelques feuillets jaunis, les ff. du cahier A, et le f. Bij renforcés à la charnière, petites restaurations à la charnière des ff. du cahier D, son bifolio central plus court de marges, petite restauration à la charnière du f. Liiij, traces d'humidité marginales en tête et fin du volume.
Edition originale de la dernière pièce de Racine, ornée d'un frontispice gravé sur cuivre par Jean Mariette d'après Jean-Baptiste Corneille.
Très touché par Esther, Louis XIV passa commande à Racine d'une autre pièce à sujet religieux pour la maison de Saint-Cyr, dirigée par Madame de Maintenon. Racine s'exécuta, y ajoutant des choeurs par Moreau, maître de musique du roi. Le spectacle fut de ce fait jugé comme un divertissement, impropre à l'éducation des jeunes filles. Le rigorisme religieux régnait désormais à la Cour ; le roi l'autorisa à condition qu'elle fût représentée par les pensionnaires, à Saint-Cyr, sans costumes ni décors, et en privé exclusivement, devant lui-même, le Dauphin, Madame de Maintenon, Fénelon et quelques rares invités. Il fallut attendre 1716 et le Régent pour voir donnée en public cette tragédie spectaculaire que Voltaire nomma « peut-être le chef-d'œuvre de l'esprit humain » (Discours historique et critique, 1772, p. 191).
Rare exemplaire en maroquin de l'époque, finement doré. On remarquera le parti pris archaïsant du décor : l'utilisation des gardes à petit peigne droit, motif abandonné à cette date, les petits fers fins au dos (vase fin dans le style du Gascon) et sur les plats. Ces gardes furent utilisées pour le train de reliures exécuté sur ce titre dans les ateliers de l'imprimerie royale, le petit fer fin au vase figurant quant à lui sur des maroquins d'Esther reliés pour la cour.
Comme l'indique le catalogue Jean Bonna (Soultrait, XVIIe siècle, II, n° 256), il est probable que le feuillet blanc en tête mentionné par Guibert (qui s'interroge, p. 110, sur les signatures des ff. préliminaires) n'existe pas, le titre (premier feuillet) et le f. ẽ formant un bifolio encadrant le cahier ã4. Par ailleurs, aucun des cinq exemplaires conservés à la réserve de la BnF ne possède ce feuillet blanc.
Condition
Quelques feuillets jaunis, les ff. du cahier A, et le f. Bij renforcés à la charnière, petites restaurations à la charnière des ff. du cahier D, son bifolio central plus court de marges, petite restauration à la charnière du f. Liiij, traces d'humidité marginales en tête et fin du volume.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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