Lot 104
  • 104

[Russie, Campagne de]

Estimate
3,000 - 5,000 EUR
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Description

  • [Russie, Campagne de]
  • Manuscrit -- Histoire de la Campagne de 1812 en Russie et de ma captivité chez les Russes en 1813.
  • papier, leather
2 volumes petit in-4 (214 x 155 mm). Demi-chagrin vert et plats  de percaline verte, dos lisse orné de filets (Reliure de l'époque).
Minimes déchirures. Travail de vers avec perte de quelques lettres (fin du t. I). Coiffes et coupes frottées.

Très rare relation d'un officier chirurgien au service de la cavalerie de Murat, engagé dans la Campagne de Russie depuis l'Italie. Le texte est rédigé en italien et en français (textes en vis-à-vis) et signé en tête du tome I dans une couronne de feuilles de chêne et laurier du monogramme F.F.L. et en tête du tome II : F. Fristo officier prisonnier de guerre à Mokschauw gouvernement de penza russie 1813.



Le 24 janvier 1812, l'auteur, officier dans l'armée d'Italie du 23e régiment de Dragons (3e Corps de Cavalerie de réserve), reçoit l'ordre de quitter l'hôpital militaire d'Udine où il fait son service pour s'enrôler dans les troupes de Codogno déjà en mouvement vers une destination inconnue. Il rejoint Trévise le même jour pour faire ses adieux à sa mère et à son père, chirurgien militaire.
Là commence son immense périple vers Moscou. Il décrit cette marche précisément, mais aussi les entraînements auxquels il est soumis, la discipline, et maintes anecdotes, avant d'atteindre la rive gauche du Niemen, frontière de l'empire de Russie, le 24 juin. Il décrit les escarmouches, les batailles (Mozaisk), le soutien immense témoigné à Napoléon, les encouragements et les promesses de l'Empereur..., l'entrée en grande pompe de Napoléon à Moscou le 14 septembre, les premières flammes de l'incendie le 15 à l'aube, la recherche des coupables, le pillage, les massacres et la folie qui s'ensuivirent. Avec Murat, à qui l'Empereur avait laissé le commandement, l'auteur est l'un des derniers à quitter Moscou.

L'auteur est fait prisonnier par les cosaques le   14 décembre lors de la retraite,
dont il assure les arrières, quelques jours après le "carnage horrible" de la traversée de la Berezina (I, p. 149-155), sur les bords du Niemen. S'ensuit l'extraordinaire relation de la captivité de Fristo à Kowno, en compagnie de Pichot, commissaire des Guerres d'Udine, dépouillé, presque nu, battu et réduit à l'abjection pour survivre. Fristo est libéré le 2 mars 1813 après trois mois de captivité, l'un des 14 rescapés sur 800 officiers prisonniers avec lui. 18874 hommes moururent lors de cette captivité. Fristo fut définitivement relâché en juillet 1814, deux mois après la prise de Paris. Pour des raisons restées obscures, il est contraint à un immense périple jusqu'à Penza, à plus de 550 km au sud-est de Moscou. Le journal se termine en octobre 1814, à Bielostock. La dernière page manque.
Cette formidable relation était destinée à la publication. L'auteur y donne une table des illustrations mais ne mena pas ce travail à terme.

Condition

Minimes déchirures. Travail de vers avec perte de quelques lettres (fin du t. I). Coiffes et coupes frottées.
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