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Important cabinet en placage d’ébène et d’ivoire, panneaux de laque japonaise burgautée du XVIIe siècle et monture de bronze doré, travail allemand, Augsbourg, vers 1650, attribué à Melchior Baumgartner (1621–1686)
Description
- gilt-bronze, ebony, ivory, lacquer
- Cabinet : haut. 73 cm, larg. 70 cm, prof. 52 cm ; piètement : haut. 74,5 cm, larg. 72,5 cm, prof. 51,5 cm
- Cabinet: height 28 3/4 in; width 27 1/2 in; depth 20 1/2 in; stand:
Literature
Cambridge, Georg Himmelheber, 'Ulrich und Melchior Baumgartner', Pantheon, Jg. 33 1975, Heft 2, S. 113 - 120.
Georg Himmelheber, 'Kabinettsschränke',Bayerisches Nationalmuseum Bildführer 4 (Munich, 1977), p. 35 - 44.
Oliver Impey et Arthur MacGregor (eds.): The Origins of Museums - The Cabinet of Curiosities in Sixteenth- and Seventeenth-Century Eurpope. (Oxford, 1985), passim.
Dieter Alfter, Die Geschichte des Augsburger Kabinettschranks , (Augsburg, 1986), pp. 80 - 84.
Catalogue de l’exposition: Secret Splendour: The Hidden World of Baroque Cabinets (The Holbourne Museum of Art 27/10/2012-06/01/2013)
George Laue, Möbel für die Kunstkammer, Munich, 2008
Condition
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Catalogue Note
Compte tenu de la valeur de ces matériaux – ivoire et ébène d’Afrique, pierres dures d’Italie et laque d’orient -, ces cabinets étaient considérés à l’époque comme des trésors destinés aux princes et à la haute aristocratie. Certains cabinets étaient aussi l’objet de cadeaux diplomatiques que l’on offrait contenant déjà dans leur tiroir d’autres trésors, venant aussi bien du monde naturel –naturalia-, tels que coraux, coquillages, pierres, animaux, que de l’artisanat –artificialia- tels que des pièces en ivoire tourné, de l’orfèvrerie, de l’horlogerie ou de la joaillerie. Les consuls d’Augsbourg en offrirent ainsi un empli de trésors au roi de Suède Gustave Aldolphe (conservé aujourd’hui à l’université d’Uppsala). Tout haut dignitaire de l’époque se devait d’avoir son propre cabinet de curiosité qui montrait l’érudition de son propriétaire. Les collections de ce type furent très prisée dès 1570 et était la plupart du temps réservée aux princes, comme le duc de Poméranie, pour qui les Baumgartner père et fils en livrèrent un en 1617, et le grand-duc Ferdinand II de Toscane dont le Palazzo Pitti conserve aujourd’hui son cabinet. La réputation d’Augsbourg comme centre de création d’articles de luxe provient en grande partie des talents du marchand Phillip Hainhofer (1578 – 1647) qui propagea dans toute l’Europe ce type de cabinet et qui assura à Augsbourg la première place pour la qualité de sa production.
Ulrich Baumgartner (1580 – 1652) et son fils, Melchior, étaient les plus artisans les plus réputés dans cette production de cabinets. Leur clientèle était prestigieuse et comptait le duc Maximilien Ier de Bavière. Le Bayerisches Museum de Munich conserve deux de ses cabinets en ivoire montés d’argent et de lapis lazuli, dont un est signé de la main de Melchior Baumgartner et daté 1646. Le Victor and Albert Museum de Londres en conserve aussi un orné de scènes gravées tirées des Métamorphoses d’Ovide. Le Metropolitan Museum de New York en présente aussi un exemplaire en ivoire gravé avec de riches montures en vermeil. Enfin, un grand cabinet orné de panneaux en marqueterie de pierres dures figure dans les collections princières du Lichtenstein. Enfin les collections royales anglaises possèdent aussi un grand cabinet comparable à celui du Lichtenstein.