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Garniture de cinq vases et piédestaux en biscuit de porcelaine tendre de Sèvres du XVIIIe siècle, vers 1770-1775
Estimate
25,000 - 30,000 EUR
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bidding is closed
Description
- porcelain
- Haut. vases 17 cm, 15 cm, 11 cm ; haut. socles 11 cm et 8 cm
- Height vases 6 2/3 in, 6 in, 4 1/3 in; height bases 4 1/3 in and 3 1/4 in
composé d’un vase à guirlandes, deux vases à têtes de bouc ou vase bouc Du Barry et deux vases à oreille, les socles en forme de colonne cannelée à draperies suspendues, retenues par des anneaux ; (petits éclats)
Condition
2 Vases à têtes de bouc :
Chaque tête de bouc sur les deux vases avec une cornes cassées et manquantes (soit quatre cornes manquantes)
1 vase a guirlande : Un éclat au col et un petit éclat sous la base
2 vases à oreilles : bon état.
Les 5 piédestaux en bon état.
2 Vases à têtes de bouc :
Each goat head with a broken and missing horn (so four horns missing)
1 vase a guirlande : a chip on neck and a small chip under base
2 vases à oreilles : good condition
5 piedestals : good condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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Catalogue Note
Les vases de taille réduite en biscuit pour accompagner le surtout d’un service de dessert apparaissent à Vincennes avec le service bleu céleste de Louis XV dont le surtout comportait 72 petits vases en trois grandeurs, 72 petites corbeilles, 72 piédestaux, 24 bobèches et 25 figures en biscuit.
Les premières mentions de vases à oreilles en biscuit apparaissent en décembre 1758, en quatrième et cinquième grandeur. La marquise de Pompadour achète en décembre 1758 six vases à oreilles en biscuit pour 18 livres chaque.
Le vase à guirlandes ou vase chêne à guirlandes, dont la forme est très inspirée du pot-pourri à feuille de mirte semble apparaitre à partir de 1764. Un exemplaire à fond bleu nouveau figurait dans l’ancienne collection du baron Alphonse de Rothschild (Edouard Garnier, La porcelaine de Sèvres, 1889, pl. XXX). Enfin le vase à tête de bouc également nommé vase bouc Du Barry est produit à partir de 1771. La comtesse du Barry achète ainsi en 1771 neuf vases à guirlandes en biscuit à 48 et 30 livres, 8 vases à oreilles en biscuit, 4 vases à tete de boucs à 54 livres et des piédestaux. Le roi Louis XV achète également l’année suivante 4 vases à tete de boucs, 4 vases à guirlandes rectifiés, 4 vases à oreilles et des piédestaux à écharpes correspondant à notre modèle, le tout en biscuit. Ces petits vases en biscuit sont présents dans de nombreux surtouts de table jusqu’à la fin du XVIIIe siècle ; à titre d’exemple, le service acheté en 1779 par Catherine II de Russie comportait 28 vases à têtes de boucs dont 16 sont encore conservés au musée de l’Ermitage (Nina Birioukova, La porcelaine de Sèvre au musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, 2005, p. 445), le surtout du service livré en janvier 1796 à l’ambassadeur de Venise, Alvise Querini , aujourd’hui conservé à la fondation Querini Stampalia à Venise était également composé de vases à oreilles et vases à tetes de bouc pour accompagner les figures et groupes en biscuit (Elisabetta Dal Carlo, Le Porcellane dell’ Ambasciatore, 1998, p. 178-179).
Malgré le nombre important de petits vases en biscuit vendus par la manufacture au XVIIIème siècle, les exemplaires aujourd’hui connus sont rares parmi lesquels il faut mentionner les trois vases à oreilles conservés au Palais Pitti à Florence et publiés par Svend Eriksen (French Porcelain in Palazzo Pitti, 1973, n° 18 page 51).
Les premières mentions de vases à oreilles en biscuit apparaissent en décembre 1758, en quatrième et cinquième grandeur. La marquise de Pompadour achète en décembre 1758 six vases à oreilles en biscuit pour 18 livres chaque.
Le vase à guirlandes ou vase chêne à guirlandes, dont la forme est très inspirée du pot-pourri à feuille de mirte semble apparaitre à partir de 1764. Un exemplaire à fond bleu nouveau figurait dans l’ancienne collection du baron Alphonse de Rothschild (Edouard Garnier, La porcelaine de Sèvres, 1889, pl. XXX). Enfin le vase à tête de bouc également nommé vase bouc Du Barry est produit à partir de 1771. La comtesse du Barry achète ainsi en 1771 neuf vases à guirlandes en biscuit à 48 et 30 livres, 8 vases à oreilles en biscuit, 4 vases à tete de boucs à 54 livres et des piédestaux. Le roi Louis XV achète également l’année suivante 4 vases à tete de boucs, 4 vases à guirlandes rectifiés, 4 vases à oreilles et des piédestaux à écharpes correspondant à notre modèle, le tout en biscuit. Ces petits vases en biscuit sont présents dans de nombreux surtouts de table jusqu’à la fin du XVIIIe siècle ; à titre d’exemple, le service acheté en 1779 par Catherine II de Russie comportait 28 vases à têtes de boucs dont 16 sont encore conservés au musée de l’Ermitage (Nina Birioukova, La porcelaine de Sèvre au musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg, 2005, p. 445), le surtout du service livré en janvier 1796 à l’ambassadeur de Venise, Alvise Querini , aujourd’hui conservé à la fondation Querini Stampalia à Venise était également composé de vases à oreilles et vases à tetes de bouc pour accompagner les figures et groupes en biscuit (Elisabetta Dal Carlo, Le Porcellane dell’ Ambasciatore, 1998, p. 178-179).
Malgré le nombre important de petits vases en biscuit vendus par la manufacture au XVIIIème siècle, les exemplaires aujourd’hui connus sont rares parmi lesquels il faut mentionner les trois vases à oreilles conservés au Palais Pitti à Florence et publiés par Svend Eriksen (French Porcelain in Palazzo Pitti, 1973, n° 18 page 51).