Lot 171A
  • 171A

Cartel en bronze doré d'époque Louis XV, attribué à Jean-Joseph de Saint-Germain, les bronzes poinçonnés au C couronné (1745-1749)

Estimate
60,000 - 90,000 EUR
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Description

  • giltwood
  • Haut. 94 cm, larg. 49 cm
  • Height 37 in ; width 14 1/2 in
le cadran et le mouvement signés par Jean-Baptiste Baillon et numéroté n°2753 ; marqué sur le côté de la lunette : DONNE PAR LA REYNE AU SR CAPPERON ECUYER SON CHIRURGIEN DENTISTE LE 2 MAI 1749 ; la caisse surmontée d'une figure de Diane assise sur une terrasse rocheuse, et ornée de volutes rocaille, rinceaux d'acanthe et guirlandes de fleurs

Catalogue Note

Jean-Joseph de Saint -Germain, reçu maître fondeur en 1748
Jean-Baptiste III Baillon, horloger reçu maître en 1727

On connaît plusieurs versions de ce cartel avec des variantes dans la position des petits amours. Certaines versions, plus simples, ne comportent pas d'amours (voir H. Ottomeyer et P. Proschel,Vergoldte Bronzen, Munich, 1986, vol. I fig. 2.5.3., p. 114 et 2.5.4, p. 115). On reconnaît le modèle dans l'inventaire du stock de Saint-Germain établi, lors de la mort de sa première femme, par les maître-fondeurs Thomas Oblet et François Gilbert en 1747 : "un cartel à diane pour model prisé la somme de cent livres" (Arch. Nat. Min. Cent. ét/XXVIII/305, le 14 décembre 1747). Un cartel identique au mouvement de Baillon est conservé au musée du Louvre (OA 9398, leg Lebey, 1945). Ce modèle connut un vif succès, plusieurs sont passés en vente, certains avec des horlogeries de Herbault ou Martin, concernant Baillon un cartel, également signé de Baillon, a été vendu par Sotheby's à Monaco le 27 juin 1998, lot 286 et  plus récemment un cartel identique s'est vendu chez Christie's à Paris le 23 juin 2005, lot 435 (224.800€).

J-B. Baillon reçut successivement les titres de Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Reine (1738), Premier valet de Chambre de la Reine, puis Premier valet de Chambre et Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Dauphine (1770). Les fleurs de lys dorées qui ornent le cadran de ce cartel sont peut-être à rapprocher de ses titres.
La description, par Ferdinand Berthoud, de son atelier situé à Saint-Germain-en-Laye, donne une idée de l'importance de son activité : Sa maison est un Magasin de l'Horlogerie la plus belle et la plus riche. Le Diamant sert non seulement à décorer ses montres, mais même des Pendules ; Il en a fait dont les Boetes étoïent de petits Cartels d'Or, ornés de fleurs de Diamans imitant la Nature...Sa maison de St-Germain est une espèce de Manufacture. Elle est remplie d'Ouvriers continuellement occupés pour lui...puisque lui seul fait une bonne partie de l'Horlogerie (F. Berthoud, Lettre sur l'horlogerie contenant quelques remarques sur les principales parties de cet art et sur les personnes qui ont le plus contribué à le perfectionner, Journal Helvétique, mai 1753).

L'ampleur de sa production le conduit à numéroter les mouvements de ses pendules. Le numéro 3808 est relevé lors de l'inventaire de son stock en 1772 (J-D. Augarde, Les Ouvriers du Temps, Genève, 1996, p. 272). Baillon cessa son activité vers 1765 ; son fonds fut dispersé aux enchères le 23 février 1773 et les jours suivants.

Jean-François Capperon est cité comme "chirurgien opérateur" du roi et de la reine en 1746 puis en 1752.