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Paire de grands candélabres aux enfants chasseurs en bronze doré et marbre blanc d'époque Louis XVI
Description
- giltbronze
- Haut. 52 cm, larg. 22 cm
- Height 20 1/2 in; width 8 2/3 in
Provenance
Condition
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Catalogue Note
Devenu tsar à la mort de sa mère Catherine II en 1796, Paul Ier continua d’afficher sa prédilection pour les objets d’art à la mode de Paris. Entre juin 1798 et octobre 1799, il fit acheter plus de cinq cent bronzes décoratifs (I. Zek, “Bronzes d’ameublement et meubles français achetés par Paul Ier pour le Château Saint-Michel de Saint-Pétersbourg en 1798-1799” in Bulletin de la Société de l’Histoire de 1’Art Français, 1994). Son architecte Vincenzo Brenna se chargeait de passer commande auprès de marchands français établis à Saint-Pétersbourg, comme Barthélémy Defarge ou André Scholtzen : ce dernier livra le 13 août 1798 des « girandoles à trois lumières représentant des Enfants nus portant des cors de chasse formant trois bobèches dorées au mat sur des piédouches de même garnis d’attributs de chasse », destinés à décorer le château Michel que le tsar inaugura le 1er février 1801. Paul Ier n’eut guère le temps de profiter de sa nouvelle résidence puisqu’il fut assassiné quarante jours plus tard. L’ameublement du château Michel fut alors dispersé dans différentes demeures, comme les palais d’Hiver, de Strelna, de Tauride ou encore de Pavlovsk (E. Ducamp, Pavlovsk, Les collections, Paris, 1993, t. II, p. 178) : c’est dans cette dernière résidence que l’impératrice douairière choisit de se retirer.
La composition identique de nos candélabres – et non « en regard » - indique probablement qu’ils faisaient à l’origine partie d’une suite de quatre. Une paire formant pendant est toujours conservée à Pavlovsk où ils ornent aujourd’hui le salon de la Paix, situé au début des appartements de Maria Feodorovna. Il est possible que lors d’inventaires menés après la Révolution de 1917, la suite de candélabres ait été malencontreusement divisée en deux paires identiques, et l’une vendue par les Soviets durant l’entre-deux guerres.