Lot 202
  • 202

François d'Orléans, prince de Joinville

Estimate
6,000 - 8,000 EUR
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Description

  • François d'Orléans, prince de Joinville
  • Dans le Levant, 1836
  • Sur le passe-partout, titré et annoté de la main du prince de Joinville Hassan Bey, gouverneur de Jérusalem, nous introduit dans la Mosquée d'Omar malgré les protestations des vrais croyants
  • Pierre noire, aquarelle et gouache sur papier bleu
  • 35,5 x 53cm ; 13 3/4 by 20 in

Provenance

Voir le lot 187

Exhibited

Le Prince de Joinville et la marine de son temps, Musée de la Marine, Paris, novembre 1953 - février 1954, p. 25 B13, reproduit

Literature

Prince de Joinville, Vieux Souvenirs, Calmann Lévy, Paris, 1894, p. 83-84, reproduit n°14 et titré Emeute dans la mosquée d’Omar

Catalogue Note

Le gouverneur avait eu l'imprudence de promettre au prince tout ce qu'il lui plairait de désirer et il fut vivement contrarié quand son noble visiteur lui demanda de pénétrer dans la Mosquée d'Omar, interdite aux "roumis". Le gouverneur ne voulut pas se déjuger : il s'ensuivit une échauffourée. Joinville et Bruat, qui devait plus tard commander l'Iéna, n'évitèrent les horions et pire que grâce à la vigueur avec laquelle les "kawas" distribuèrent les coups de matraque aux fidèles courroucés. Le prince de Joinville raconte « Un autre incident se produisit pendant ce séjour à Jérusalem. Le gouverneur de la province vint me trouver pour me dire qu’il avait reçu l’ordre de Méhémet-Ali de se mettre à la disposition du fils du Roi des Français et de faire ce qu’il voudrait. […] j’allais justement lui demander l’autorisation de pénétrer dans la mosquée d’Omar, élevée sur l’emplacement de l’ancien temple de Salomon [...] Les imans, les softas, prêtres ou étudiants, nous regardaient avec horreur depuis notre entrée [...] cette foule se rua sur nous avec des gestes menaçants. Ca n'était pas très rassurant mais Hassan-Bey fut à la hauteur de la situation. Il me prit par le bras, me mit derrière lui avec Bruat et ces messieurs groupés à côté de moi, puis il ordonna à une dizaine de Kavas qu'il avait amenés de charger, ce qu'ils firent à grands coups de bâton » (Vieux Souvenirs, pp. 80-83).