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Adolphe-Eugène-Gabriel Roehn
Description
- Adolphe-Eugène-Gabriel Roehn
- Louis-Philippe et sa famille en barque à Neuilly
- Signé et daté en bas à droite Roëhn f 1822 ; porte au dos deux anciens numéros sur le cadre 605 et 82
- Huile sur toile
- 65 x 81cm; 25 1/8 by 32 7/8 in
Exhibited
Louis - Philippe, l'homme et le roi, Archives Nationales, Paris, octobre 1974 - février 1975, p. 72 n° 268 (dimensions avec cadre).
Condition
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Catalogue Note
Une esquisse pour ce tableau est conservée au Musée de l'Ile-de-France, à Sceaux.
Le château de Neuilly était la résidence de prédilection de la famille d'Orléans. Bâti en 1668, cet ancien domaine avait appartenu à Talleyrand, à Murat et à Pauline Borghèse. En 1819, Louis-Philippe l'échangea à Louis XVIII contre les écuries de Chartres, rue Saint-Thomas du Louvre. Dans ses Vieux Souvenirs, le prince de Joinville évoque longuement le Neuilly de son enfance "La saison du Palais-Royal finissait avec l'hiver et aux premiers beaux jours nous émigrions à Neuilly, à la joie générale. / Neuilly! Je n'écris jamais ce nom sans émotion, car il se lie pour moi aux souvenirs les plus doux de mon enfance : je le salue avec le respect dont on salue les morts. Que ceux qui n'ont pas connu le Neuilly dont je parle se figurent un vaste château sans prétention, sans architecture, composé de presque exclusivement de rez-de-chaussée ajustés les uns au bout des autres, de plain-pied, avec de ravissants jardins. Autour, un parc immense s'étendant des fortifications à la Seine, là où passe aujourd'hui l'avenue Bineau. Dans ce parc, des bois, des vergers, des champs, des îles, dont la principale, l'île de la Grande-Jatte, enfermant un bras tout entier de la Seine, et tout cela à un quart d'heure de Paris. Si ce beau domaine était un lieu de prédilection pour mon père et ma mère qui l'avaient créé, qui l'embellissaient tous les jours et qui y vivaient à cette époque loin des soucis de la politique, entourés de ces nombreux enfants dont ils étaient tendrement aimés, il l'était aussi pour nous. Grâce à la proximité de la ville, l'éducation, les maîtres, les leçons, le collège se continuaient là comme à Paris; nous avions en plus l'air, la campagne avec toute sa liberté, ses exercices de corps, spontanés, naturels. [...] / De ce Neuilly charmant, il ne reste plus que le souvenir. Confisqué par Napoléon III, sans prétexte plausible, il a été immédiatement déchiqueté, pour effacer jusqu'à la trace de ceux qui l'aveient acquis et habité. C'est à peine si, quand je passe avenue Bineau, je retrouve dans les villas qui s'y sont élevées, quelque arbre de connaissance, derrière lequel je m'embusquais pour tirer les lièvres que me rabattait un gros chien dressé par moi à cette tâche. Quant au château, témoin d'une orgie épouvantable, il a été mis à sac et incendié par les glorieux vainqueurs de février 1848. Il n'en reste rien. Tous les objets d'art qu'il contenait ont été détruits." (Vieux Souvenirs de Monseigneur le prince de Joinville 1818 - 1848, Paris 1986, pp 32-33).
A sketch for this painting is kept in Sceaux, at the Musée d'Ile-de-France.
The Neuilly castle was the Orléans family's favorite residence. In 1830, the castle became a royal residence. By 1848, the castle was sacked and burnt during the revolution. In his Vieux Souvenirs, the prince of Joinville recalls his childhood in Neuilly with joy.