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Louyse Moillon
NATURE MORTE DE PÊCHES SUR UN PLAT D'ÉTAIN, BOÎTE DE COPEAU 
LOUYSE MOILLON ; STILL LIFE WITH PEACHES ON A PEWTER CHARGER ATOP A CHIP-WOOD BOX ; SIGNED AND DATED ON THE BOX LOUYSE MOILLON 1634 ; OIL ON PANEL
Estimate
400,000600,000
LOT SOLD. 1,083,000 EUR
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Louyse Moillon
NATURE MORTE DE PÊCHES SUR UN PLAT D'ÉTAIN, BOÎTE DE COPEAU 
LOUYSE MOILLON ; STILL LIFE WITH PEACHES ON A PEWTER CHARGER ATOP A CHIP-WOOD BOX ; SIGNED AND DATED ON THE BOX LOUYSE MOILLON 1634 ; OIL ON PANEL
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400,000600,000
LOT SOLD. 1,083,000 EUR
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Details & Cataloguing

Collection Louis Grandchamp des Raux : Le choix de l’élégance En association avec Artcurial

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Paris

Louyse Moillon
PARIS 1610 - 1696
NATURE MORTE DE PÊCHES SUR UN PLAT D'ÉTAIN, BOÎTE DE COPEAU 
LOUYSE MOILLON ; STILL LIFE WITH PEACHES ON A PEWTER CHARGER ATOP A CHIP-WOOD BOX ; SIGNED AND DATED ON THE BOX LOUYSE MOILLON 1634 ; OIL ON PANEL
Signé et daté sur la boîte de copeau Louyse Moillon 1634
Huile sur panneau
49 x 65 cm ; 19 1/4  by 25 1/2  in
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Provenance

Collection Robert Lebel, Paris, 1956 et 1974 ;
Acquis auprès de la Galerie Sanct Lucas, Vienne, en 2010

Exhibited

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches, Paris, Galerie Berheim-Jeune, mai - juin 1957, n°39 ;
Natures mortes françaises du XVIIe au XXe siècle, Paris, Galerie Daber, avril - mai 1959, n°9 ;
Flower and still life paintings of four centuries, Londres, Hallsborough Gallery,  1960, n°18 ;
Louyse Moillon (circa 1610 - 1696), La nature morte au Grand Siècle, Paris, Galerie Eric Coatalem, 13 novembre - 12 décembre 2009, n°3

Literature

Nouveau Femina, mai 1955, rep.
J. Wilhem, « Louise Moillon », in L’Oeil, n°21, 1956, p. 6 ;
M. Faré, La nature morte en France, son histoire, son évolution, du XVIIe au XXe siècle, Genève, 1962, t. I, p. 60, fig. 4 et t. II, pl. 64 ;
M. Faré, Le Grand Siècle de la nature morte en France au XVIIe siècle, Fribourg, 1974, p. 60, fig. 4 ;
Ch. Wright, The French Painters of the Seventeenth Century, Londres-Boston, 1985, p. 233 ;
D. Alsina, Louyse Moillon, La nature morte au Grand Siècle, Dijon, 2009, p. 148, n° 24, fig. XXIV ;
E. Coatalem, La nature morte française au XVIIe siècle, Dijon, 2014, p. 22 et 264 repr. 

Catalogue Note

Issue d'une famille de peintres protestants, Louyse Moillon fut d'abord formée par son père, Nicolas Moillon, et à la mort de celui-ci, par son beau-père, François Garnier, peintre de natures mortes et marchand de tableaux dont le titre "bourgeois de Paris" laisse supposer une situation aisée. Dès son plus jeune âge, Moillon révèle déjà un don pour la peinture de natures mortes, et de fruits en particulier.

Cette oeuvre, exécutée en 1634, alors que la jeune femme n'a que 24 ans, témoigne des principes de représentation qu'elle choisit d'appliquer dans son art. Directement influencée par la communauté protestante hollandaise alors installée à Saint-Germain-des-Prés, Louyse Moillon va droit à l'essentiel et invite le spectateur à la contemplation des pêches disposées avec une grande simplicité et un réalisme saisissant.
Elle donne aux fruits le premier rôle, les mettant en scène par un jeu subtil d'ombre et de lumière dans une composition à la fois sobre et raffinée. On imagine la place que devait occuper la religion dans la vie de l'artiste dont l'oeuvre est baignée d'un sentiment de recueillement.

L'équilibre de la composition constitue un élément indispensable dans l'interprétation qu'elle nous offre de la vie silencieuse et se manifeste tant dans l'agencement des fruits sur le plat en étain que dans l'harmonie des couleurs. Le plat en étain est lui-même équilibré par une petite boîte en copeaux de bois, motif que l'on retrouve de manière récurrente dans les oeuvres contemporaines de Sebastien Stoskopff.

Passée maître dans l'art des natures mortes, Louyse Moillon impose son style et élève le genre, encore peu considéré par ses pairs, à un tout autre niveau, se distinguant par l'extrême pureté des lignes et un rendu presque illusionniste des textures.


Born into a family of Protestant painters, Louyse Moillon was first taught by her father, Nicolas Moillon, and after his death, by her stepfather the still life painter and dealer François Garnier, whose title "bourgeois of Paris" suggests an affluent situation. At an early age Moillon already revealed a gift for painting still lifes and particularly fruit.

This work, executed in 1634, when she was only 24 years old, demonstrates principles and depictions that she chose to apply in her art. Directly influenced by the Dutch Protestant community living in Saint-Germain-des-Prés, Louyse Moillon painted directly to the essential and invites the viewer to contemplate the peaches arranged with great simplicity and stunning realism.

Moillon gives fruit the main role, putting on stage a subtle play of shadow and light in a composition that is both simple and refined. One imagines well her religious involvement in the life as an artist whose work appears immersed in the sentiment of reflection.

The composition's balance is an indispensable element in her still life interpretation that manifests both in the arrangement of fruit on a pewter platter and in the harmony of colors. The pewter platter itself is balanced by a small chip-wood box, an object found repeatedly in Stoskopff’s works.

Beyond master of still life art, Louyse Moillon projected her style and elevated the genre, which was still not highly regarded by her peers, to a whole new level. She did so by distinguishing the extreme purity of outline and rendering the textures almost illusionist.

Collection Louis Grandchamp des Raux : Le choix de l’élégance En association avec Artcurial

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Paris