Lot 35
  • 35

Jean Pillement

Estimate
15,000 - 20,000 EUR
Sold
33,750 EUR
bidding is closed

Description

  • Jean Pillement
  • Elégante à l’éventail vue de dos
  • Signé des initiales et daté en bas à gauche J.P. l an 7.R.
  • Huile sur papier marouflé sur panneau 
  • 26,5 x 18,5 cm ; 10 1/2  by 7 1/4  in

Provenance

Collection de M. Meyer, 43 Boulevard Suchet (d'après des étiquettes au revers) ;
Vente anonyme, Paris, Galerie Charpentier, Me Rheims, 19 mars 1958, lot n°35 ;
Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, Piasa, 17 décembre 2003, lot n°93 ;
Vente Collection d’un grand amateur, Paris, Hôtel Drouot, Piasa, 27 mars 2008, lot n°97 ;
Acquis à cette vente

Exhibited

Jean Pillement, Paris, Galerie Cailleux, 1928, n°18, 19, 20 ou 21 (« Figures de mode ») ;
Esquisses, maquettes, projets et ébauches de l'École Française du XVIIIe siècle
, Paris, Galerie Cailleux, mars 1934, n°68

Literature

M. Gordon-Smith, Pillement, Cracovie, 2006, p. 289, fig. 296C

Catalogue Note

Jean-Baptiste Pillement fut l’un des plus prolifiques et des plus brillants ornemanistes du XVIIIe siècle en propageant le style Rococo à travers l’Europe. Il fut très admiré par ses peintures délicates de paysages accidentés préromantiques, très prisées en Angleterre, et surtout pour ses gravures et ses dessins d’ornementation « dans le goût des chinoiseries ». Ses dessins ont été repris et imités partout en Europe et sont encore parfois utilisés aujourd’hui.

Originaire de Lyon, élève du peintre d’histoire Daniel Sarrabat, son succès commence très jeune. Après un court passage aux Gobelins afin d'apprendre à dessiner des cartons de tapisserie, il commence alors une vie d’ornemaniste itinérant, il travaille en Espagne, puis au Portugal où il supervise la série des Chinoiseries et des Singeries réalisées pour la Quinta de Alegria, près de Cintra ou au château de Queluz. Il poursuit sa carrière dans le reste de l’Europe : Pologne, Autriche, Angleterre mais aussi en Russie. Il obtient le titre de peintre du roi de Pologne, Stanislas Auguste. C’est en 1755, qu’il s’installe en Angleterre où il exposera à la Society of Artists and Free Society. Il était considéré l’artiste à la mode et ses tableaux furent repris par d’innombrables graveurs. En 1778, il réalise trois tableaux décoratifs pour le petit Trianon de la reine Marie-Antoinette ce qui lui vaut d’être nommé peintre de la reine en 1779.

Notre tableau est une étude représentant une élégante vue de dos. Nous ne connaissons que trois autres exemples de ce qu’on pourrait appeler « peinture de mode » (voir fig. 1) réalisées par notre artiste.

A partir de 1775, Pillement se tourne essentiellement vers la peinture de paysage. Les lots n°37 et n°38 appartiennent à sa deuxième période au Portugal. Exact contemporain de Hubert Robert et de Fragonard, il peint quelques vues d'après nature (série des Jardins de Bemfica, 1785, Paris, musée des Arts Décoratifs), issues de la tradition des vues perspectives du XVIIe siècle ; mais il compose le plus souvent des paysages animés, où il agence des accessoires en un décor féerique pour le ballet de ses figures (l'Orage, musée de Besançon).
Avec le déclin de la mode du rococo à la fin du XVIIIe siècle, il repartit ensuite pour Lyon, travaillant pour une manufacture de soie et donnant des leçons de peinture.

Jean-Baptiste Pillement became one of the most prolific and brilliant decorators during the 18th century by propagating the Rococo style across Europe. He was greatly admired for his delicate paintings of Pre-Romantic, rugged landscapes that were popular in 18th century England, and especially for his “chinoiserie style” engravings and drawings for ornamentation. His drawings were adapted and copied throughout Europe and are still sometimes used today.
Originally from Lyon and a student of the history painter Daniel Sarrabat, his success began quite young. After a short term at Gobelins to learn how to design tapestry cartoons, he began a career as an itinerant decorator. He worked in Spain then Portugal where he oversaw the series of “Chinoiserie” and “Singeries” (monkey motifs) realized for the Quinta de Alegria, near Sintra and the Queluz Palace. He continued his career through the rest of Europe: Poland, Austria, England and Russia. He obtained the title of painter for the King of Poland, Stanislaw August. In 1755 he moved to England and exhibited at the Society of Artists and Free Society. He was considered the trendy artist and his paintings were copied by countless engravers. In 1778, he realized three decorative paintings for Queen Marie_Antoinette’s Petit Trianon which earned him being appointed the Queen’s painter in 1779.

Our painting is a study depicting an elegant lady seen from the back. We just know three other examples of this subject which could be called a “fashion painting”(consult fig. 1) made by the artist.

After 1775, Pillement essentially oriented towards landscape painting. Lots no. 37 and no. 38 belong to his second period in Portugal. Rightful contemporary of Hubert Robert and Fragonard, he painted some views from nature (Bemfica Gardens series, 1785, Paris, Museum of Decorative Arts) by following the tradition of perspective views of the 17th century. However, he composed more often lively landscapes where he arranged items in a magical setting for the promenade of his figures (The storm, Besançon Museum). With the decline of the Rococo style during the late 18th century, he then left for Lyon and worked in a silk manufactory and gave painting lessons.

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