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Mallarmé, Stéphane
Estimate
10,000 - 15,000 EUR
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Description
- Mallarmé, Stéphane
- La Prière du gueux [Placet]. [Au verso :] L’Enfant Prodigue. Poèmes autographes. 1862.
- ink on paper
Deux manuscrits de jeunesse.
2 p. in-4 (276 x 162 mm). Encre bleue.
Une bande de papier collée sur le bord droit, portant l’écriture du poète.
La Prière du gueux [Placet].
Imité de Baudelaire, le premier poème que publia Mallarmé.
Directement inspiré du poème "A Madame du Barry" (publié sous la signature de Privat, voir Baudelaire, Œuvres complètes, I, p. 219), ce sonnet témoigne de l’influence capitale de l’auteur des Fleurs du mal sur le jeune Mallarmé.
Ce pastiche de la poésie galante du XVIIIe siècle est dédié à Arsène Houssaye (mention autographe en marge supérieure), peut-être parce que celui-ci avait beaucoup contribué à réestimer le XVIIIe siècle ou parce qu'il révéla à Mallarmé la véritable identité de l'auteur de "A Madame du Barry".
Avec pour titre "Placet", le poème parut dans Le Papillon du 25 février 1862, premiers vers publiés par le jeune poète âgé de vingt ans. Ce "sonnet Louis XV" -- tel que Mallarmé le qualifia dans une lettre à Cazalis -- compte parmi les pièces les plus anciennes qu'il conserva dans ses recueils successifs, notamment dans ses Poésies de 1887. Verlaine le publia dans Les Poètes maudits.
Cette version, très remaniée, offre des variantes importantes, plus tardives, par rapport au texte édité.
Exposition : Mallarmé, Musée d'Orsay, 1998, cat. 11.
Références : Œuvres complètes, II, p. 8, 111 et 124 ; le texte avec ces remaniements, p. 1150.
L’Enfant Prodigue.
Ce poème de 5 quatrains d’inspiration libre "confond lucidement amour charnel, goût de l’infini et du gouffre, entités spécifiquement baudelairiennes, mêle dévotion et scène licencieuse" (Steinmetz, p. 67).
Le texte de ce poème est connu par ce seul manuscrit, que le gendre de Mallarmé, Edmond Bonniot, publia en fac-similé en 1926.
Références : Le Manuscrit autographe, 1re année, n° 3, mai-juin 1926, p. 14. -- Œuvres complètes, I, p. 63.
2 p. in-4 (276 x 162 mm). Encre bleue.
Une bande de papier collée sur le bord droit, portant l’écriture du poète.
La Prière du gueux [Placet].
Imité de Baudelaire, le premier poème que publia Mallarmé.
Directement inspiré du poème "A Madame du Barry" (publié sous la signature de Privat, voir Baudelaire, Œuvres complètes, I, p. 219), ce sonnet témoigne de l’influence capitale de l’auteur des Fleurs du mal sur le jeune Mallarmé.
Ce pastiche de la poésie galante du XVIIIe siècle est dédié à Arsène Houssaye (mention autographe en marge supérieure), peut-être parce que celui-ci avait beaucoup contribué à réestimer le XVIIIe siècle ou parce qu'il révéla à Mallarmé la véritable identité de l'auteur de "A Madame du Barry".
Avec pour titre "Placet", le poème parut dans Le Papillon du 25 février 1862, premiers vers publiés par le jeune poète âgé de vingt ans. Ce "sonnet Louis XV" -- tel que Mallarmé le qualifia dans une lettre à Cazalis -- compte parmi les pièces les plus anciennes qu'il conserva dans ses recueils successifs, notamment dans ses Poésies de 1887. Verlaine le publia dans Les Poètes maudits.
Cette version, très remaniée, offre des variantes importantes, plus tardives, par rapport au texte édité.
Exposition : Mallarmé, Musée d'Orsay, 1998, cat. 11.
Références : Œuvres complètes, II, p. 8, 111 et 124 ; le texte avec ces remaniements, p. 1150.
L’Enfant Prodigue.
Ce poème de 5 quatrains d’inspiration libre "confond lucidement amour charnel, goût de l’infini et du gouffre, entités spécifiquement baudelairiennes, mêle dévotion et scène licencieuse" (Steinmetz, p. 67).
Le texte de ce poème est connu par ce seul manuscrit, que le gendre de Mallarmé, Edmond Bonniot, publia en fac-similé en 1926.
Références : Le Manuscrit autographe, 1re année, n° 3, mai-juin 1926, p. 14. -- Œuvres complètes, I, p. 63.