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Laforgue, Jules
Estimate
4,000 - 6,000 EUR
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Description
- Laforgue, Jules
- Catalogue de l’Exposition Internationale de Peinture et de Sculpture. Cinquième année. Paris, Galerie Georges Petit, 1886.
- ink on paper
Brochure imprimée in-8 (205 x 104 mm). 28 p. avec annotations au crayon sur 12 d'entre elles. Bradel maroquin citron, dos muet, titre au premier plat, gardes de papier décoré par Henry Van de Velde, couverture (Mme Monnon).
Précieux catalogue annoté par Laforgue critique d’art, avec un dessin original à la mine de plomb.
A l’été 1886, Jules Laforgue, lecteur auprès de l'impératrice Augusta de Saxe-Weimar, obtient un congé de quelques semaines qu’il passe à Paris. Collaborateur de la Gazette des Beaux-arts, il visite l’exposition organisée à la galerie George Petit, où sont notamment présentées des œuvres de Gervex, Monet, Raffaëlli, Renoir pour la peinture et de Rodin pour la sculpture.
Laforgue, d’une écriture hâtive, juge la quasi-totalité des œuvres, se montrant sévère envers quasiment tous les artistes. Il fustige les "plates pochades" de P.A. Besnard, qualifie également le travail de Boldini de pochade "rastaquouère" et celui de Cazin, de facile. Si la distinction de réalisation de Jacques-Emile Blanche trouve grâce à ses yeux et s’il ne note rien en regard des œuvres de Monet ou de Rodin, Renoir lui, n’échappe pas à sa critique. Laforgue, en décrivant les tableaux du peintre, dont le célèbre portrait de Mme Charpentier et ses enfants, stigmatise un pinceau gauche "sans verve de ton ou de touche, un myope arrangeur de bouquets, couleur aigre et point chauffée posé telle quelle par trainées à vilains grumeaux".
Au-dessus de la liste des 16 œuvres exposées par J.-F. Raffaelli, Laforgue a croqué un tableau n'y figurant pas : "plus non numéroté, une puissante étude de tignasse vert olive" (p. 21).
Dans une fine reliure, aux gardes originales de Van de Velde, réalisée par Madame Monnon, veuve de l'imprimeur bruxellois de La Jeune Belgique ou de l'Art Moderne.
Ce carnet, provenant de la collection Maria Rysselberghe, née Monnon, a été retranscrit par Georges Jean-Aubry (4 p. manuscrites montées en fin de volume).
Références : Œuvres complètes, L’Age d’Homme, t. III, p. 458.
Précieux catalogue annoté par Laforgue critique d’art, avec un dessin original à la mine de plomb.
A l’été 1886, Jules Laforgue, lecteur auprès de l'impératrice Augusta de Saxe-Weimar, obtient un congé de quelques semaines qu’il passe à Paris. Collaborateur de la Gazette des Beaux-arts, il visite l’exposition organisée à la galerie George Petit, où sont notamment présentées des œuvres de Gervex, Monet, Raffaëlli, Renoir pour la peinture et de Rodin pour la sculpture.
Laforgue, d’une écriture hâtive, juge la quasi-totalité des œuvres, se montrant sévère envers quasiment tous les artistes. Il fustige les "plates pochades" de P.A. Besnard, qualifie également le travail de Boldini de pochade "rastaquouère" et celui de Cazin, de facile. Si la distinction de réalisation de Jacques-Emile Blanche trouve grâce à ses yeux et s’il ne note rien en regard des œuvres de Monet ou de Rodin, Renoir lui, n’échappe pas à sa critique. Laforgue, en décrivant les tableaux du peintre, dont le célèbre portrait de Mme Charpentier et ses enfants, stigmatise un pinceau gauche "sans verve de ton ou de touche, un myope arrangeur de bouquets, couleur aigre et point chauffée posé telle quelle par trainées à vilains grumeaux".
Au-dessus de la liste des 16 œuvres exposées par J.-F. Raffaelli, Laforgue a croqué un tableau n'y figurant pas : "plus non numéroté, une puissante étude de tignasse vert olive" (p. 21).
Dans une fine reliure, aux gardes originales de Van de Velde, réalisée par Madame Monnon, veuve de l'imprimeur bruxellois de La Jeune Belgique ou de l'Art Moderne.
Ce carnet, provenant de la collection Maria Rysselberghe, née Monnon, a été retranscrit par Georges Jean-Aubry (4 p. manuscrites montées en fin de volume).
Références : Œuvres complètes, L’Age d’Homme, t. III, p. 458.