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Huysmans, Joris-Karl
Estimate
500 - 800 EUR
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Description
- Huysmans, Joris-Karl
- Lettre autographe signée à un ami. Paris, 2 octobre 1901.
- ink on paper
2 p. oblongues au recto et verso d’une carte in-12 (85 x 113 mm).
A propos du comité Victor Hugo dont il espère ne pas faire partie.
"la situation ne serait pas bien facile. Il ne me semble pas douteux que les Leygues et autres Roujon n’introduisent au Panthéon non le bel et grand Hugo, mais le rabâcheur d’au-delà social". Il en parlera à Coppée qu’il doit voir le lendemain. Il évoque son installation dans son nouveau logement (au 20 de la rue Monsieur) où il règne un froid glacial : "les poêles les plus mobiles se meurent en des cheminées qui ne tirent pas. Il est vrai que je suis le seul dans ce cloître qui use de feu".
La République française s’apprêtait à célébrer le centenaire de la naissance de Victor Hugo, et ce fut par décret officiel, pris en Conseil des Ministres, qu’on décida d’organiser des fêtes officielles et la cérémonie du 26 février 1902 célébrée au Panthéon où le poète avait été inhumé. Georges Leygues était alors ministre de l’Instruction publique et Henry Roujon, directeur des Beaux-arts.
A propos du comité Victor Hugo dont il espère ne pas faire partie.
"la situation ne serait pas bien facile. Il ne me semble pas douteux que les Leygues et autres Roujon n’introduisent au Panthéon non le bel et grand Hugo, mais le rabâcheur d’au-delà social". Il en parlera à Coppée qu’il doit voir le lendemain. Il évoque son installation dans son nouveau logement (au 20 de la rue Monsieur) où il règne un froid glacial : "les poêles les plus mobiles se meurent en des cheminées qui ne tirent pas. Il est vrai que je suis le seul dans ce cloître qui use de feu".
La République française s’apprêtait à célébrer le centenaire de la naissance de Victor Hugo, et ce fut par décret officiel, pris en Conseil des Ministres, qu’on décida d’organiser des fêtes officielles et la cérémonie du 26 février 1902 célébrée au Panthéon où le poète avait été inhumé. Georges Leygues était alors ministre de l’Instruction publique et Henry Roujon, directeur des Beaux-arts.