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Huysmans, Joris-Karl
Estimate
1,500 - 2,000 EUR
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Description
- Huysmans, Joris-Karl
- 2 lettres autographes signées. [Vers 1892] et Paris, 14 avril 1903.
- ink on paper
2 pages in-12 (130 x 100 mm) et 3 p. 1/2 in-16 (100 x 78 mm).
Où il est question notamment de l’intérêt de Huysmans pour l’occultisme.
Huysmans confirme que le Dr Boullan, qui réside à Lyon chez l’architecte Misme, lui a bien inspiré le personnage du Dr Johannès de Là-bas : "C’est un mystique des plus curieux, prêchant en somme les dogmes de l’église primitive de Lyon, de St Irénée et St Potin, la venue du Paraclet. Il s’était voué à la guérison des maléfices -- mais il a dû cesser, car n’étant pas Docteur en médecine mais en théologie, il eût des démêlés avec les médecins et les ecclésiastiques".
C’est en 1890 que Huysmans rencontra le théologien et thaumaturge Joseph-Antoine Boullan (1824-1893), qui avait été condamné pour satanisme et qui lui lèguera ses papiers personnels. Il devait soutenir un temps l’hypothèse de l’assassinat de l’abbé par les occultistes Oswald Wirth et Stanislas de Guaïta, s’imaginant lui-même victime de sorts magiques.
La seconde lettre est adressée à une dame et concerne une voyante, la liturgie catholique et le sort réservé aux congrégations religieuses sous la présidence d’Emile Loubet et le gouvernement d'Emile Combes. Et deux jours après Pâques, Huysmans critique autant la musique d’église ("Pâques est la grande sortie en armes des maestroquets") que la "bondieusarderie" des messes de Lourdes et que la modernité envahissant Notre-Dame de Paris, désormais éclairée à l’électricité. Les derniers mots de ce billet évoquent le carmel d’Alger (menacé de dissolution) et la politique anticléricale du gouvernement : "Je doute de plus en plus que l’on autorise les ordres de femmes -- ce ne serait pas suffisamment diabolique autrement".
Où il est question notamment de l’intérêt de Huysmans pour l’occultisme.
Huysmans confirme que le Dr Boullan, qui réside à Lyon chez l’architecte Misme, lui a bien inspiré le personnage du Dr Johannès de Là-bas : "C’est un mystique des plus curieux, prêchant en somme les dogmes de l’église primitive de Lyon, de St Irénée et St Potin, la venue du Paraclet. Il s’était voué à la guérison des maléfices -- mais il a dû cesser, car n’étant pas Docteur en médecine mais en théologie, il eût des démêlés avec les médecins et les ecclésiastiques".
C’est en 1890 que Huysmans rencontra le théologien et thaumaturge Joseph-Antoine Boullan (1824-1893), qui avait été condamné pour satanisme et qui lui lèguera ses papiers personnels. Il devait soutenir un temps l’hypothèse de l’assassinat de l’abbé par les occultistes Oswald Wirth et Stanislas de Guaïta, s’imaginant lui-même victime de sorts magiques.
La seconde lettre est adressée à une dame et concerne une voyante, la liturgie catholique et le sort réservé aux congrégations religieuses sous la présidence d’Emile Loubet et le gouvernement d'Emile Combes. Et deux jours après Pâques, Huysmans critique autant la musique d’église ("Pâques est la grande sortie en armes des maestroquets") que la "bondieusarderie" des messes de Lourdes et que la modernité envahissant Notre-Dame de Paris, désormais éclairée à l’électricité. Les derniers mots de ce billet évoquent le carmel d’Alger (menacé de dissolution) et la politique anticléricale du gouvernement : "Je doute de plus en plus que l’on autorise les ordres de femmes -- ce ne serait pas suffisamment diabolique autrement".