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Huysmans, Joris-Karl
Estimate
1,000 - 1,500 EUR
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Description
- Huysmans, Joris-Karl
- 3 lettres autographes signées. [1885 ?], Paris, 11 décembre 1893 et Paris, 4 avril 1896.
- ink on paper
2 p. in-8 (175 x 110 mm), 1 p. ½ sur carte obl. in-12 (90 x 115 mm) et 2 pages in-12 (130 x 103 mm) à en-tête du Ministère de l’Intérieur.
Intéressantes lettres littéraires dont une adressée à Paul Margueritte.
[1885]. Lettre d’éloges à un poète dont le recueil de poèmes lui a été remis par Robert Caze, en même temps qu’un manuscrit de jeunesse, délicieusement imprimé. "Parmi les poètes jeunes qui sachent vraiment, comme vous, rimer, il y a des obsessions tant charmantes -- chez Margueritte, c’est une hantise de violet et d’or, chez vous une possession de sons vraiment curieuse. […] un bercement de sons de cloches, une musique de lointain fort étrange […] En somme, c’est un bouquin très ensorceleur et très -- requérant -- plein d’osmazôme dans la boite si joliment taillée du vers. Il y a là dedans de l’essence d’idées, -- et ça aussi, c’est rare, depuis notre maître à tous, Baudelaire, et des vers".
11 décembre 1893. Huymans loue le style nuancé et la finesse de ton et d’analyse de La Tourmente (roman de Paul Margueritte publié en feuilletons dans La Revue des Deux mondes) et cite certaines scènes qui l’ont particulièrement touché. "C’est humainement lamentable et c’est si vibrant et si vrai ! Ah ! les misères de l’existence sur les âmes fines, vous les avez admirablement rendues ! Et c’est là, la note particulière qu’en ce temps sans pitié pour celles-là, vous aurez ardemment donnée".
4 avril 1896. Il souligne l’antagonisme irréductible entre le théâtre et certains sujets : "Vous me parlez de théâtre !!! -- qu’est-ce que ce grossier subterfuge d’illusions peut bien avoir à faire dans la question ? car je ne puis croire que vous ayez l’idée d’une propagande mystique par des cabotines et des planches". Il propose à son correspondant de passer à son bureau de la rue des Saussaies pour qu’ils en discutent.
Intéressantes lettres littéraires dont une adressée à Paul Margueritte.
[1885]. Lettre d’éloges à un poète dont le recueil de poèmes lui a été remis par Robert Caze, en même temps qu’un manuscrit de jeunesse, délicieusement imprimé. "Parmi les poètes jeunes qui sachent vraiment, comme vous, rimer, il y a des obsessions tant charmantes -- chez Margueritte, c’est une hantise de violet et d’or, chez vous une possession de sons vraiment curieuse. […] un bercement de sons de cloches, une musique de lointain fort étrange […] En somme, c’est un bouquin très ensorceleur et très -- requérant -- plein d’osmazôme dans la boite si joliment taillée du vers. Il y a là dedans de l’essence d’idées, -- et ça aussi, c’est rare, depuis notre maître à tous, Baudelaire, et des vers".
11 décembre 1893. Huymans loue le style nuancé et la finesse de ton et d’analyse de La Tourmente (roman de Paul Margueritte publié en feuilletons dans La Revue des Deux mondes) et cite certaines scènes qui l’ont particulièrement touché. "C’est humainement lamentable et c’est si vibrant et si vrai ! Ah ! les misères de l’existence sur les âmes fines, vous les avez admirablement rendues ! Et c’est là, la note particulière qu’en ce temps sans pitié pour celles-là, vous aurez ardemment donnée".
4 avril 1896. Il souligne l’antagonisme irréductible entre le théâtre et certains sujets : "Vous me parlez de théâtre !!! -- qu’est-ce que ce grossier subterfuge d’illusions peut bien avoir à faire dans la question ? car je ne puis croire que vous ayez l’idée d’une propagande mystique par des cabotines et des planches". Il propose à son correspondant de passer à son bureau de la rue des Saussaies pour qu’ils en discutent.