- 177
Mallarmé, Stéphane
Estimate
2,000 - 3,000 EUR
Log in to view results
bidding is closed
Description
- Mallarmé, Stéphane
- [L’Idéal à vingt ans.] Brouillon de la réponse manuscrite autographe à l'enquête de Jean Bernard. Valvins, 17 août 1898.
- ink on paper
Une p. in-8 (221 x 141 mm). Encre noire. Nombreuses ratures.
Texte presque testamentaire publié à la veille de sa mort.
Brouillon de travail de la réponse à l’enquête menée par Jean Bernard pour Le Figaro "Sur l’Idéal à vingt ans", écrit le 17 août 1898 et publié le 29 août suivant.
À la question "Quel était votre idéal de la vie, votre rêve ?", Mallarmé répond : "l'acte, par moi choisi, a été d'écrire". Mais quant à savoir si l'âge mûr a réalisé ce rêve, le poète, alors à l'apogée de sa gloire, répond : "Ce jugement-ci appartient aux personnes seules m'ayant prolongé leur intérêt. [...] Le moyen, je le publie, consista quotidiennement à épousseter, de ma native illumination, l'apport hasardeux extérieur qu'on recueille, plutôt sous le nom d'expérience. Heureuse ou vaine, ma volonté survit intacte."
Cette réponse est précédée de cette "pensée" : "Jamais pensée ne se présente à moi détachée, je n'en ai pas de la sorte et reste dans l'embarras, les miennes forment le trait, musicalement placées, d'un ensemble".
Il existe deux manuscrits de ce texte, celui-ci et une mise au net conservée à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet.
Exposition : Mallarmé, Musée d'Orsay, 1998, cat. 345, ill. 9.
Références : Œuvres complètes, II, p. 672-673.
Texte presque testamentaire publié à la veille de sa mort.
Brouillon de travail de la réponse à l’enquête menée par Jean Bernard pour Le Figaro "Sur l’Idéal à vingt ans", écrit le 17 août 1898 et publié le 29 août suivant.
À la question "Quel était votre idéal de la vie, votre rêve ?", Mallarmé répond : "l'acte, par moi choisi, a été d'écrire". Mais quant à savoir si l'âge mûr a réalisé ce rêve, le poète, alors à l'apogée de sa gloire, répond : "Ce jugement-ci appartient aux personnes seules m'ayant prolongé leur intérêt. [...] Le moyen, je le publie, consista quotidiennement à épousseter, de ma native illumination, l'apport hasardeux extérieur qu'on recueille, plutôt sous le nom d'expérience. Heureuse ou vaine, ma volonté survit intacte."
Cette réponse est précédée de cette "pensée" : "Jamais pensée ne se présente à moi détachée, je n'en ai pas de la sorte et reste dans l'embarras, les miennes forment le trait, musicalement placées, d'un ensemble".
Il existe deux manuscrits de ce texte, celui-ci et une mise au net conservée à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet.
Exposition : Mallarmé, Musée d'Orsay, 1998, cat. 345, ill. 9.
Références : Œuvres complètes, II, p. 672-673.