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Mallarmé, Stéphane
Estimate
7,000 - 10,000 EUR
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Description
- Mallarmé, Stéphane
- Le Fonds littéraire. Manuscrit autographe. [Probablement été 1894.]
- ink on paper
Notes inédites.
Ensemble de 62 p. manuscrites, sur 62 feuillets petits in-12 (environ 105 x 69 mm), rangés dans un bi-feuillet portant le titre autographe "Le fonds littéraire" au crayon rouge (au verso, phrase isolée : "aient qualité, si argent il y a, à le"). Notes de travail, à l'encre et au crayon, à pagination discontinue. Écriture difficilement lisible, nombreuses ratures et corrections. Mallarmé avait l'habitude de travailler ainsi sur de minuscules feuillets : les Notes pour un Tombeau d'Anatole (Bibliothèque littéraire Jacques Doucet) et une partie du manuscrit d'Hérodiade (Bibliothèque Pierre Bergé) se présentent semblablement.
Ces notes sont à mettre en rapport avec un "Fonds littéraire" que Mallarmé projetait de créer en 1894. Inspiré par l’exemple qu’il découvrit dans les collèges d’Oxford et de Cambridge en février-mars 1894, Mallarmé eut l’idée de créer également en France un "Fonds littéraire" constitué par l’argent rapporté par l'édition des grands chefs-d’œuvre classiques : à l’expiration des droits d’auteurs, les œuvres ne tomberaient plus dans le domaine public, mais les revenus qui en seraient dégagés aideraient les écrivains vivants les plus démunis. Fin juillet 1894, Mallarmé avait rédigé un article sur le sujet pour Le Figaro, publié le 17 août 1894. Peu après, le Figaro émit une autre proposition : le fonds serait alimenté par une taxe perçue sur la vente des grands classiques et l’argent serait réparti, sous forme de prix littéraires ou de subventions par un jury littéraire. Une énorme polémique remua alors le monde de l'édition : les éditeurs Belin, Delagrave et Calmann-Lévy s’opposèrent fermement au projet de Mallarmé, tandis que des écrivains lui apportèrent son soutien ; Charles Morice proposa au Figaro de faire à ce sujet une série d’interviews. En octobre 1894, l’article du Figaro fut repris et complété dans la Revue Blanche et à la même date en volume dans La Musique et les Lettres.
[On joint :]
Notes diverses. Ensemble de 6 p. manuscrites sur 4 feuillets.
Notes de travail, difficilement lisibles, à l’encre (1 p.) ou au crayon (5 p.).
On y lit notamment une liste d’auteurs (2 p.) : Flaubert, France, Loti, Maupassant, Taine, etc., avec le titre de leurs œuvres.
Nous remercions M. Bertrand Marchal de nous avoir confirmé que ces pages sont inédites.
Ensemble de 62 p. manuscrites, sur 62 feuillets petits in-12 (environ 105 x 69 mm), rangés dans un bi-feuillet portant le titre autographe "Le fonds littéraire" au crayon rouge (au verso, phrase isolée : "aient qualité, si argent il y a, à le"). Notes de travail, à l'encre et au crayon, à pagination discontinue. Écriture difficilement lisible, nombreuses ratures et corrections. Mallarmé avait l'habitude de travailler ainsi sur de minuscules feuillets : les Notes pour un Tombeau d'Anatole (Bibliothèque littéraire Jacques Doucet) et une partie du manuscrit d'Hérodiade (Bibliothèque Pierre Bergé) se présentent semblablement.
Ces notes sont à mettre en rapport avec un "Fonds littéraire" que Mallarmé projetait de créer en 1894. Inspiré par l’exemple qu’il découvrit dans les collèges d’Oxford et de Cambridge en février-mars 1894, Mallarmé eut l’idée de créer également en France un "Fonds littéraire" constitué par l’argent rapporté par l'édition des grands chefs-d’œuvre classiques : à l’expiration des droits d’auteurs, les œuvres ne tomberaient plus dans le domaine public, mais les revenus qui en seraient dégagés aideraient les écrivains vivants les plus démunis. Fin juillet 1894, Mallarmé avait rédigé un article sur le sujet pour Le Figaro, publié le 17 août 1894. Peu après, le Figaro émit une autre proposition : le fonds serait alimenté par une taxe perçue sur la vente des grands classiques et l’argent serait réparti, sous forme de prix littéraires ou de subventions par un jury littéraire. Une énorme polémique remua alors le monde de l'édition : les éditeurs Belin, Delagrave et Calmann-Lévy s’opposèrent fermement au projet de Mallarmé, tandis que des écrivains lui apportèrent son soutien ; Charles Morice proposa au Figaro de faire à ce sujet une série d’interviews. En octobre 1894, l’article du Figaro fut repris et complété dans la Revue Blanche et à la même date en volume dans La Musique et les Lettres.
[On joint :]
Notes diverses. Ensemble de 6 p. manuscrites sur 4 feuillets.
Notes de travail, difficilement lisibles, à l’encre (1 p.) ou au crayon (5 p.).
On y lit notamment une liste d’auteurs (2 p.) : Flaubert, France, Loti, Maupassant, Taine, etc., avec le titre de leurs œuvres.
Nous remercions M. Bertrand Marchal de nous avoir confirmé que ces pages sont inédites.