Lot 119
  • 119

Mallarmé, Stéphane

Estimate
4,000 - 6,000 EUR
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Description

  • Mallarmé, Stéphane
  • 2 lettres autographes signées à Jean Moréas. Paris, samedi [janvier 1884] et lundi 24 mai 1886.
  • ink on paper
6 p. in-12 (123 x 100 et 139 x 100 mm). Enveloppes autographes.

Né à Athènes, Ioannis Papadiamantopoulos (1856-1910), dit Jean Moréas, quitte son pays en 1875 pour voyager en Allemagne, en Suisse et en Italie, avant de s’établir à Paris en 1882. Il rencontre Mallarmé en 1884, alors qu’il a déjà publié dans Le Chat noir et dans Lutèce des poèmes qui formeront Syrtes et Les Cantilènes. En septembre 1886, il publie le manifeste fondateur du Symbolisme, rompant à la fois avec le Décadentisme et avec le Parnasse.



Lettre inédite à son "Cher Poëte". Samedi [cachet 27 (janvier ?) 1884]. 2 p.
"Merci de l’envoi de vos vers, qui ne m’étaient pas inconnus. Vous savez, comme moi, qu’ils sont fort beaux ; mais j’aurai un vif plaisir à vous le dire, Mardi. Venez donc, nous causerons ; et remerciez en mon nom notre ami Le Cardonnel, qui vous a indiqué mon lointain logis."
C’est par l’intermédiaire du poète Louis Le Cardonnel que Moréas et Mallarmé s'étaient rencontrés.



Lettre à son "Cher Moréas". Lundi 24 mai 1886. 4 p.
Importante lettre sur l’art poétique de Moréas.
"Votre délicieux livre agite, au cours de ses vibrations subtiles, tant de pensers considérables, quant à la forme poétique même, que je me contente, le reposant une fois de plus sur la table, de vous dire merci, et remets à notre rencontre prochaine une grosse causerie. Toujours est-il, et cela se peut dire en trois mots, que vous avez réussi tout ce que vous avez tenté. Il sera certes impossible d’étudier, maintenant, le vers, dans ses transformations fugaces et presque de nixe, sans avoir lu les Cantilènes, un recueil qui date.
Je crois que votre originalité évidente sera d’avoir saisi sous la métrique officielle à la quelle [sic] on aurait tort de borner aujourd’hui l’éducation de l’ouïe, tout un autre courant plus intime et non moins exact."
Provenance : Collection Alphandéry (selon Mondor et Austin).
Référence : Correspondance, III, p. 33.



[On joint :]
Moréas, Jean. Poème autographe, extrait des Stances, signé de ses initiales et daté Paris, 17 septembre 1797. 1 p. in-4.
Deux quatrains : "Les roses que j'aimais s'effeuillent chaque jour..."