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Porteuse de coupe, Yoruba, Nigeria
Estimate
30,000 - 50,000 EUR
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Description
- Porteuse de coupe, Yoruba
- wood
- haut. 49 cm
- 19 1/3 in
Provenance
Collection Dr T. Edward Hanley
Lance et Roberta Entwistle, Londres
Collection Joseph Casier, Izegem, Belgique, acquis le 28 novembre 1979
Transmis par descendance
Lance et Roberta Entwistle, Londres
Collection Joseph Casier, Izegem, Belgique, acquis le 28 novembre 1979
Transmis par descendance
Literature
Berjonneau et Sonnery, Chefs-d’œuvre inédits de l’Afrique Noire, 1987, p. 210, n° 185
Condition
Both feet and 3/4 of the front side of the bowl lacking. One open crack to the proper left flank of the torso and small gaps on the back and to the rear of the headrest. Sprinkle white accretions throughout. Fine nuanced old deep patina. Marks, abrasions and small chips consistent with age and use..
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
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Catalogue Note
Cette œuvre illustre l'un des thèmes majeurs de l'art Yoruba : une orante présentant des offrandes à l’un des dieux du panthéon Yoruba, ou orisha - en l’occurrence Obatala, l’orisha qui façonna le corps des hommes. Elle révèle la virtuosité d'un grand artiste, et la vision singulière avec laquelle il transcenda les canons traditionnels de la sculpture Yoruba.
Obatala, également connu comme "l’orisha blanc", est un dieu majeur du panthéon Yoruba ; seuls les prêtres de son culte sont autorisés à se revêtir de blanc et à porter la couronne conique de perles, regalia des plus grands rois Yoruba. La coupe tenue par l'orante était destinée à recevoir des offrandes « blanches », c'est-à-dire associées à la paix et à la tranquillité. Sa surface patinée atteste de l’importance rituelle de cette sculpture et son usage prolongé.
L'orante pourrait ici représenter une jeune mariée, statut qu'indiquerait sa coiffure élaborée, appelée irun agogo, que l’artiste a interprété avec un raffinement remarquable. Parmi ses éléments de parure se distinguent, sur la poitrine et le dos, deux amulettes protectrices tirah, renfermant des versets du Coran et des concoctions destinées à la protéger des esprits malveillants.
Selon William Fagg (communication personnelle, janvier 1978), cette statue proviendrait d’Ila-Orangun (région d’Igbomina) au nord-est du pays Yoruba, et serait l'œuvre d’un membre d’une grande famille de sculpteurs active depuis le milieu du XIXe siècle. Elle illustre superbement, dans l'équilibre abstrait de la composition, la beauté naturaliste des détails, le recueillement de l'expression et la dignité de la pose, le plus grand art Yoruba.
Obatala, également connu comme "l’orisha blanc", est un dieu majeur du panthéon Yoruba ; seuls les prêtres de son culte sont autorisés à se revêtir de blanc et à porter la couronne conique de perles, regalia des plus grands rois Yoruba. La coupe tenue par l'orante était destinée à recevoir des offrandes « blanches », c'est-à-dire associées à la paix et à la tranquillité. Sa surface patinée atteste de l’importance rituelle de cette sculpture et son usage prolongé.
L'orante pourrait ici représenter une jeune mariée, statut qu'indiquerait sa coiffure élaborée, appelée irun agogo, que l’artiste a interprété avec un raffinement remarquable. Parmi ses éléments de parure se distinguent, sur la poitrine et le dos, deux amulettes protectrices tirah, renfermant des versets du Coran et des concoctions destinées à la protéger des esprits malveillants.
Selon William Fagg (communication personnelle, janvier 1978), cette statue proviendrait d’Ila-Orangun (région d’Igbomina) au nord-est du pays Yoruba, et serait l'œuvre d’un membre d’une grande famille de sculpteurs active depuis le milieu du XIXe siècle. Elle illustre superbement, dans l'équilibre abstrait de la composition, la beauté naturaliste des détails, le recueillement de l'expression et la dignité de la pose, le plus grand art Yoruba.