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Man Ray
Description
- Man Ray
- Lee Miller au collier d'éponges, Juan-Les-Pins, hiver 1930-31
- Tirage argentique.
- photograph
- 22.7 by 17.3 cm, 8 7/8 by 6 ¾ in.
Silver gelatin print
9 x 6 3/4 in.
Estimate: €50,000 - 70,000
Subject to further research
Exhibited
Tokyo, 2010, no. 161
Salem, 2011, p. 72
Londres, 2013, p. 104
Literature
Condition
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Catalogue Note
S’étant fait un nom comme mannequin de mode américaine, Lee Miller est arrivée à Paris à la fin des années 1920, bien déterminée à devenir photographe. Elle devint l’apprentie en chambre noire de Man Ray et de 1929 à 1932 elle fût sa muse, sa compagne et sa collaboratrice artistique.
Man Ray étant à nouveau célibataire à l’été 1929, à la veille de son départ pour ses vacances d’été à Biarritz avec ses mécênes les Wheeler, il partit assister à un verre d’adieu dans son bar favori à Montparnasse Le Bateau ivre situé Boulevard Raspail. Le propriétaire du bar lui présenta Lee Miller qui déclara à Man Ray, “Je m’appelle Lee Miller et je suis votre nouvelle étudiante.” Man Ray lui répliqua “Je n’ai pas d’étudiants et, de plus, je pars à Biarritz demain.” “Moi aussi”, lui rétorqua-t-elle. C’est ainsi que commença leur liaison qui a duré 3 ans.
Ensemble ils explorèrent les possibilités de la solarisante (découverte par hasard dans la chambre noire lorsqu’une souris courut au travers des jambes de Lee et qu’elle alluma accidentellement la lumière). L’envoûtante beauté de Lee inspira quelques une des plus fameuses photographies et peintures de Man Ray, réalisées durant les trois années qu’ils passèrent ensemble.
Lee fût vite reconnue en tant que photographe accomplie, créant même son propre studio afin de réaliser des portraits et des photographies de mode. Esprit libre et indépendant, femme moderne, Lee se sépara de Man Ray et partit pour New York en Décembre 1932. C’est à cette époque que Man Ray lui écrivit: "Tu es si jeune, belle et libre, et je me haïs d’avoir essayé d’entraver ce que j’admire le plus chez toi." (cité dans Carolyn Burke, Lee Miller, A Life, New York, 2005, p. 89).
Sur ce rare tirage, éventuellement unique, Lee Miller arbore un collier en éponge lors de leur voyage dans le Midi à l’hiver 1930-31. Les portraits de Lee Miller par Man Ray sont sans doute considérés comme faisant partie de ses plus raffinés. Dans la présente photographie, il capte son élégance moderne grâce à une astuce surréaliste – elle semble porter le poids d’un collier volumineux qui était en vérité très léger.
Fig. 1: Man Ray, Lee Miller, 1929, tirage argentique (Wilson Centre for Photography)
Fig. 2: Man Ray, Lee Miller, Juan-les-Pins, 1930-31, tirage argentique (The Penrose Collection)