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Céline, Louis-Ferdinand
Estimate
3,000 - 4,000 EUR
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Description
- Céline, Louis-Ferdinand
- Lettre autographe signée Louis F. Destouches et entre parenthèses (Céline), à J. H. Rosny datée du 4 novembre 1932 ; 3 pages sur 2 feuillets in-8, écrites à l’encre noire recto-verso, sur papier à en tête des Services Municipaux d’Hygiène et d’Assistance Sociale de la Ville de Clichy, sous chemise demi-maroquin noir moderne.
- paper
« Maître,
Je n’ai d’autre titre à être reçu par vous qu’en qualité de candidat au Goncourt de cette année avec un gros roman « Voyage au bout de la Nuit » que vous avez peut-être eu la bienveillance de parcourir.
Dans le cas où vous auriez le désir d’être mieux renseigné sur ma personne, j’aurais l’honneur de me présenter à vous au jour et à l’heure que vous choisirez.
Déjà je peux vous dire que je suis né à Courbevoie (Seine) le 27 Mai 1894 - médaillé militaire, et médecin de ce dispensaire, le tout avec un grand choix de métiers, d’écoles communales et de simples - ou compliquées aventures. Pendant bien longtemps je n’ai connu que deux livres “La Guerre du Feu” et “Sans Famille”, à vrai dire il n’y en avait pas d’autres à la maison. Et j’ai longtemps crû [sic] qu’il n’en existait pas d’autres. Souvent encore je pense que c’était suffisant. Leur style a dû me demeurer… »
Je n’ai d’autre titre à être reçu par vous qu’en qualité de candidat au Goncourt de cette année avec un gros roman « Voyage au bout de la Nuit » que vous avez peut-être eu la bienveillance de parcourir.
Dans le cas où vous auriez le désir d’être mieux renseigné sur ma personne, j’aurais l’honneur de me présenter à vous au jour et à l’heure que vous choisirez.
Déjà je peux vous dire que je suis né à Courbevoie (Seine) le 27 Mai 1894 - médaillé militaire, et médecin de ce dispensaire, le tout avec un grand choix de métiers, d’écoles communales et de simples - ou compliquées aventures. Pendant bien longtemps je n’ai connu que deux livres “La Guerre du Feu” et “Sans Famille”, à vrai dire il n’y en avait pas d’autres à la maison. Et j’ai longtemps crû [sic] qu’il n’en existait pas d’autres. Souvent encore je pense que c’était suffisant. Leur style a dû me demeurer… »