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Harpe anthropomorphe, Mangbetu, République Démocratique du Congo
ANTHROPOMORPHIC HARP, MANGBETU, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimate
30,00050,000
LOT SOLD. 32,500 EUR
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Harpe anthropomorphe, Mangbetu, République Démocratique du Congo
ANTHROPOMORPHIC HARP, MANGBETU, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO
Estimate
30,00050,000
LOT SOLD. 32,500 EUR
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Details & Cataloguing

Arts d'Afrique et d'Océanie

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Paris

Harpe anthropomorphe, Mangbetu, République Démocratique du Congo
ANTHROPOMORPHIC HARP, MANGBETU, DEMOCRATIC REPUBLIC OF THE CONGO

Provenance

Collection privée, Miami, avant 1950
Didier Claes, Bruxelles
Collection privée, Bruxelles

Catalogue Note

Dans la dernière décennie du XIXsiècle et jusque dans les années 1920, le prestige de l'ancien Royaume Mangbetu (tombé en 1873) se perpétue dans les nouvelles principautés à travers l'exaltation des arts, dont diverses expressions atteignent alors leur apogée. Observées à partir de 1891 (Casati, Dix années en Equatoria, 1892), les harpes Mangbetu stupéfient d'emblée les amateurs européens, par leur recherche de perfection plastique. Selon toute vraisemblance, ces premières harpes Mangbetu sont réalisées soit par des luthiers Zande, soit "par des Barambo, sur un modèle Zande, avec une petite tête sculptée au sommet du manche" (Speranza in La parole du Fleuve, harpes d'Afrique Centrale, 1999, p. 84). Elles évolueront ensuite vers un manche ouvragé en forme de corps humain, rendant leur jeu presque impossible. 

Très rares sont les harpes Mangbetu qu'il est aujourd'hui possible, comme ici, d'attribuer à un même maître-sculpteur. Cette harpe s'apparente très étroitement, dans le traitement de la tête et en particulier des yeux exorbités aux pupilles signifiées par une petite perle blanche, et dans l'amorce du corps dont les volumes émergent en léger relief, à celle acquise en 1907 par le lieutenant Ottorino Mezzetti, aujourd'hui conservée au Museo Luigi Pigorini (Rome, cf. idem, n° 57, p. 213 et 332). La date de collecte de la harpe Mezzetti, les volumes corporels qui se fondent encore dans le cylindre du manche, ainsi que la forme "en violon" de la caisse de résonnance attestent une ancienneté remontant à la première période de l'histoire des harpes Mangbetu. S'ajoute enfin ici le rare détail de la seconde série de trous, faisant passer de gauche à droite l'emplacement des chevilles, autrement dit d'un usage Zande à Mangbetu.    

Arts d'Afrique et d'Océanie

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