- 47
Félix Vallotton
Description
- Félix Vallotton
- Petite baigneuse assise sur le sable
- signé F. VALLOTTON et daté 11 (en bas à droite)
- huile sur toile
- 54 by 65 cm ; 21 1/4 by 25 5/8 in.
Provenance
Emil Hahnloser, Zürich & Paris (par descendance du précédent)
Gustav August & Ida Hahnloser-Hoz, Zürich (par descendance du précédent)
Galerie Vallotton, Lausanne (acquis en 1951)
Oscar Ghez, Genève (acquis en 1957)
Vente : Finarte, Milan, 9 avril 1968
Collection particulière, Italie (acquis lors de cette vente)
Par descendance au propriétaire actuel
Exhibited
Literature
Condition
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."
Catalogue Note
L’année 1911 marque la fin d'une période pendant laquelle Félix Vallotton s’est consacré quasiment exclusivement au nu féminin.
Petite Baigneuse assise sur le sable est un magnifique exemple de l’impression d’érotisme glacé qui se dégage des nus féminins de cette période. Ainsi que le précise Marina Ducrey, ″Les quelques soixante nus comptabilisés dans la production de Vallotton entre 1905 et l’été 1909 reposent en majorité, de même que la plupart des suivants, sur un dessin tracé devant modèle et presque toujours dépourvu de détails autres que la figure elle-même. Au moment où celle-ci est transposée sur toile, elle est collée dans le contexte qui lui a été assigné –pseudo-paysage de mer, divan, plancher ou fond d’atelier- sans subir les effets de l’éclairage ambiant, car son modelé reste celui du dessin tel que révélé par la lumière sous laquelle celui-ci a été exécuté. D’où l’aspect artificiel, irréel, presque surnaturel de nombreux nus, aux chairs des plus lissées de couleurs souvent invraisemblables induites par l’environnement.” (Marina Ducrey, ‘Glacé Vallotton’, Félix Vallotton, le feu sous la glace, Paris, 2013, p. 30).
Ces corps au découpage marqué rappellent à la fois la sècheresse de la technique xylographique dans laquelle l’artiste excelle mais également son admiration pour les grands peintres tenant du dessin, tels que Poussin et Ingres. Celui qui versa des larmes d’émotion face au Bain turc d’Ingres qu’il découvre lors de la rétrospective consacrée au peintre pendant le Salon d’Automne de 1905 déclarera ainsi que ″rien plus que la façon dont Ingres enserre la forme de son trait, ne m’a fait subir la tiédeur d’un corps de femme et le poids d’un sein” (cité dans op cit, p. 30).
La théâtralité de la pose de la Petite Baigneuse assise sur le sable, tournant le dos au spectateur dans une arabesque voluptueuse contribue au charme de ce tableau à l’érotisme délicat, souligné notamment par le traitement mesuré des ombres et du modelé.