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Brasillach, Robert
Description
- Brasillach, Robert
- Deux lettres autographes signées. Fresnes, 8 novembre 1844 et 28 janvier 1945. -- Note autographe. [Septembre 1944].
Catalogue Note
La première lettre, signée "Robert Brasillach / cellule 344 / Fresnes", est adressée au commissaire du Gouvernement. Il l'informe qu'il adjoint à sa défense Me Noël et demande un permis de communiquer.
La seconde lettre, écrite dix jours après sa condamnation à mort, s'adresse à son cher Yves [Morault], et revient sur le déroulement de son procès, les mots qu'on lui a laissé prononcer, le réquisitoire très dur, "essentiellement sur les attaques contre les communistes et contre Reynaud - Mandel, et la fameuse phrase 'Nous avons tous plus moins couché avec l'Allemagne'", la plaidoirie de Maître Isorni qui a su ébranler les jurés "si abrutis de propagande soient-ils", la décision du Président qui a poussé à la condamnation, les réactions de la presse qui n'a pas été trop méchante. "Depuis, on s'agite beaucoup. Pétition d'écrivains. On a lu au procès des lettres de Mauriac, Valéry, Claudel, Marcel Aymé. [...] Colette - ô honte ! refusait de signer, c'est Cocteau (étrange rencontre) qui l'a fait signer"...
Quant à la page autographe, à l’encre bleue, il s'agit d'un fragment de journal, écrit peu de temps avant son arrestation. Brasillach y évoque le départ de certains journalistes collaborationnistes pour Baden-Baden et la nouvelle du suicide de Drieu la Rochelle par empoisonnement : "C’est absurde, c’est fou, mais ce n’est pas sans noblesse".