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Daudet, Alphonse et Léon
Estimate
8,000 - 12,000 EUR
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Description
- Daudet, Alphonse et Léon
- 13 lettres autographes signées à son fils Léon, et 28 lettres de Léon à son fils Charles.
Alphonse Daudet : 13 lettres autographes signées et une signée, de la main de sa fille Edmée, à son fils Léon, non datées [1884-1897]. 32 pp. in-8 ou in-12, montées en un vol. in-8, demi-bradel toile beige, pièce de titre brune. Belle et tendre correspondance à son Lolone où il est question de la scolarité de son fils aîné, de ses études de médecine puis de ses écrits, de son premier roman [L’Astre noir, paru en 1893] à son essai Les Idées en marche qui "pue très bon", et bien naturellement des membres de leur famille - souvent réunie à Champrosay - de sa chère Julia, de son autre fils Lucien, de sa belle-fille Jeanne, première épouse de Léon, ou de son petit-fils Charles. Sont également nommés certains de leurs amis comme Georges Hugo, Edmond de Goncourt ou Marcel Schwob. Alphonse Daudet fait allusion à son propre travail d’écrivain, de Sapho à un roman qu’il est en train d’achever : "vraies pages de vie, mal écrites mais pleines"…
En tête du volume, une autre lettre autographe signée adressée à son ami Léon Cladel, évoquant les bons résultats de Léon au lycée Louis-le-Grand et le livre de son ami, Crête-rouge [1880]. A la suite de la correspondance de Daudet, ont été montés deux photographies de Léon, le faire-part de son mariage avec Jeanne Hugo et une dizaine d’articles de presse relatifs à ce mariage et au divorce qui suivit, à Georges Hugo ou à Alphonse Daudet (souvent signés Léon Daudet).
Léon Daudet :
- 28 lettres ou billets autographes signés à son fils Charles, 19 août 1907-[1930 ?]. 45 pages in-4 ou in-8 dont 3 à l’en-tête de l’Action Française, 5 à en-tête Chambre des Députés et une carte postale illustrée, 15 enveloppes, montées en un vol. in-4, demi-bradel toile écrue, pièce de titre noire. Père attentionné, Léon Daudet s’adresse à Charles pour lui dispenser d’affectueux conseils : "Il ne faut pas n’être ici-bas qu’un petit mangeur de gâteaux et un petit paresseux qui regarde bien et curieusement autour de lui. Il faut tâcher par le travail de devenir quelqu’un le plus vite possible"… Au fil de ces pages, il évoque l’affaire Dreyfus "cheval de Troie qui apportait les ennemis jusque dans l’intérieur de la ville" [19 août 1907], ses convictions monarchistes et le rôle que doit jouer l’Action française, notamment en 1914, alors que Charles est mobilisé au quartier infirmier de l’hôpital de Châteauroux. Deux lettres font allusion à la mort de son second fils, Philippe, suicidé à l’âge de 14 ans après un fugace contact avec le milieu anarchiste. Léon Daudet, persuadé de l’assassinat de l’adolescent, porta plainte contre X pour homicide volontaire et détournement de mineur et malgré l’ordonnance de non-lieu rendue en juillet 1925, poursuivit son enquête, s’attirant une condamnation pour diffamation.
on joint : 2 lettres de Marthe Daudet, 2 lettres de Charles Daudet à sa grand-mère maternelle surnommée Bézy, une lettre de Georges Hugo, son "oncleéparin", une lettre de son autre grand-mère, Julia Daudet, une lettre de Lucien Daudet à Valentine Hugo, un télégramme du même à son neveu et 4 autres lettres à Charles : François Daudet, Fernand Gregh, Gérard Bauër et Jean Hugo. En tête du volume, une liste chronologique des naissances et des décès survenus dans la famille Daudet, de la main de Charles, entre 1909 et 1942.
En tête du volume, une autre lettre autographe signée adressée à son ami Léon Cladel, évoquant les bons résultats de Léon au lycée Louis-le-Grand et le livre de son ami, Crête-rouge [1880]. A la suite de la correspondance de Daudet, ont été montés deux photographies de Léon, le faire-part de son mariage avec Jeanne Hugo et une dizaine d’articles de presse relatifs à ce mariage et au divorce qui suivit, à Georges Hugo ou à Alphonse Daudet (souvent signés Léon Daudet).
Léon Daudet :
- 28 lettres ou billets autographes signés à son fils Charles, 19 août 1907-[1930 ?]. 45 pages in-4 ou in-8 dont 3 à l’en-tête de l’Action Française, 5 à en-tête Chambre des Députés et une carte postale illustrée, 15 enveloppes, montées en un vol. in-4, demi-bradel toile écrue, pièce de titre noire. Père attentionné, Léon Daudet s’adresse à Charles pour lui dispenser d’affectueux conseils : "Il ne faut pas n’être ici-bas qu’un petit mangeur de gâteaux et un petit paresseux qui regarde bien et curieusement autour de lui. Il faut tâcher par le travail de devenir quelqu’un le plus vite possible"… Au fil de ces pages, il évoque l’affaire Dreyfus "cheval de Troie qui apportait les ennemis jusque dans l’intérieur de la ville" [19 août 1907], ses convictions monarchistes et le rôle que doit jouer l’Action française, notamment en 1914, alors que Charles est mobilisé au quartier infirmier de l’hôpital de Châteauroux. Deux lettres font allusion à la mort de son second fils, Philippe, suicidé à l’âge de 14 ans après un fugace contact avec le milieu anarchiste. Léon Daudet, persuadé de l’assassinat de l’adolescent, porta plainte contre X pour homicide volontaire et détournement de mineur et malgré l’ordonnance de non-lieu rendue en juillet 1925, poursuivit son enquête, s’attirant une condamnation pour diffamation.
on joint : 2 lettres de Marthe Daudet, 2 lettres de Charles Daudet à sa grand-mère maternelle surnommée Bézy, une lettre de Georges Hugo, son "oncleéparin", une lettre de son autre grand-mère, Julia Daudet, une lettre de Lucien Daudet à Valentine Hugo, un télégramme du même à son neveu et 4 autres lettres à Charles : François Daudet, Fernand Gregh, Gérard Bauër et Jean Hugo. En tête du volume, une liste chronologique des naissances et des décès survenus dans la famille Daudet, de la main de Charles, entre 1909 et 1942.