PF1313

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Lot 186
  • 186

Valéry, Paul

Estimate
5,000 - 8,000 EUR
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Description

  • Valéry, Paul
  • 9 lettres autographes signées et une carte signée, à Léon-Paul Fargue, 1917-1942.
17 pages de formats divers, du in-8 au in-16 (180 x 135 à 70 x 95 mm), montées en un volume in-8 carré. Bradel demi-veau gris clair.

Catalogue Note

Au sujet de La Jeune Parque, de son essai sur Stendhal, du prix Mallarmé...

L’ensemble s’ouvre sur une lettre écrite au lendemain de la lecture publique de La Jeune Parque organisée chez Arthur Fontaine, le 29 avril 1917, lecture "peut-être trop dense pour l’immédiat de l’ouïe" mais au succès de laquelle il a assisté, caché dans les coulisses, "à ne pas me voir sur la figure nue et terrible de l’assemblée. Entendre son nom, cela sent le tribunal et c’est la certitude de la colique". Puis il félicite son ami pour sa préface, "serrée, serrante", sur Charles Blanchard de Charles-Louis Philippe. Il est question dans deux autres lettres d’une autre soirée de lecture, organisée par Mme Aurel qui lui a proposé comme "diseuses", Eve Francis et Marie Marcilly.
De Grasse, chez Blanchenay [le second mari de Mme Mühlfeld], il attend des épreuves à corriger, dont celle de son morceau sur Stendhal [cet essai, préface à une réédition de Lucien Leuwen, fit l’objet d’un tiré à part en 1927]. Il réclame au nom de Fernand Vandérem les vers promis par Fargue ainsi que ceux de Larbaud, ajoutant qu’il a adoré "le paysage extrait de ‘Jeunesse’, ô comme on se sent un dilépothèse très facilement dans me monde antédiluvien actuel !"
Le 13 janvier 1939, il se dit touché des belles choses parues dans la N.r.f. à son propos : "le drôle de la chose, c’est qu’en lisant des phrases qui me concernaient, je ne pensais qu’à vous". Une amusante carte postale datée Bastia, 29.8.29, illustrée d’une photo de bandit corse, fusil à la main, est ainsi commentée : "ceci vous représente en réalité, un h. de lettres tel qu’il faut bien qu’il soit quand il vieillit dans le métier". Le 22 juin 1942, il le charge de son vote à l’Académie Mallarmé, plaçant en tête Pius Servien puis Janette Deletang Tardif [c'est elle qui sera lauréate du Prix Mallarmé 1942].
Enfin, il ajoute une apostille sur une carte écrite par sa belle-sœur, Paule Gobillard remerciant Fargue pour un bouquet de fleurs envoyé à Mme Valéry, alitée.