PF1313

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Lot 179
  • 179

Saint-Exupéry, Antoine de

Estimate
3,000 - 4,000 EUR
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Description

  • Saint-Exupéry, Antoine de
  • [Adieu à Mermoz].
4 ff. in-4 (270 x 210 mm) tapuscrits avec corrections autographes à l’encre noire. Sans date [nov.-déc. 1937]. Léger manque au f. 1, sans atteinte au texte.

Condition

Léger manque au f. 1, sans atteinte au texte.
"In response to your inquiry, we are pleased to provide you with a general report of the condition of the property described above. Since we are not professional conservators or restorers, we urge you to consult with a restorer or conservator of your choice who will be better able to provide a detailed, professional report. Prospective buyers should inspect each lot to satisfy themselves as to condition and must understand that any statement made by Sotheby's is merely a subjective, qualified opinion. Prospective buyers should also refer to any Important Notices regarding this sale, which are printed in the Sale Catalogue.
NOTWITHSTANDING THIS REPORT OR ANY DISCUSSIONS CONCERNING A LOT, ALL LOTS ARE OFFERED AND SOLD AS IS" IN ACCORDANCE WITH THE CONDITIONS OF BUSINESS PRINTED IN THE SALE CATALOGUE."

Catalogue Note

Emouvant texte, prononcé le 7 décembre 1937, jour du premier anniversaire de la disparation de l’aviateur et de ses compagnons en plein Atlantique Sud.

"Dispersés dans le monde, les camarades de ligne" forment comme une famille qui, au hasard de rencontres autour d’une table à Casablanca, Dakar ou Buenos-Aires, reprennent parfois une conversation interrompue des années auparavant. Alors que Mermoz est disparu depuis un an, Saint-Exupéry réalise qu’il n’entendra plus le rire clair de son ami : "c’est aujourd’hui que commence notre deuil, puisque nous avons faim. Puisque nous découvrons lentement que rien, jamais ne remplacera ce compagnon." Laissant à d’autres le soin de faire l’éloge de Mermoz, Saint-Exupéry évoque son ami par la peine profonde qu’il ressent ; cette réflexion l’amène à prendre conscience du "regret secret de vieillir", et donc de sa propre mort.

Les corrections, qui se concentrent surtout au f. 3, visent à rendre le brouillon plus pathétique ou poétique : "Sa disparition" est remplacé par "Son visage de mort", "il nous manque de plus en plus" par "sa présence nous manque de plus en plus",  "Voici anéanti un beau jardin et le monde nous semble moins riche" par "Il est fou de planter un chêne et d’espérer, pour le soir même, goûter son ombre".

Est-ce pour conjurer le sort que Saint-Exupéry consacra à Mermoz cette causerie et plusieurs articles dans L’Intransigeant et Marianne ?

Reproduit dans l’Album Pléiade Saint-Exupéry (1994, p. 8) et recueilli dans les Oeuvres complètes (Pléiade, I, p. 339-341), sous le titre apocryphe, Adieu à Mermoz.